
Après avoir commis un viol sur sa nièce âgée de 13 ans au moment des faits, Benjamin Mangadi, un ex-agent des Forces de police nationale, a été fixé sur son sort devant la Cour d’appel judiciaire de Libreville. Le mis en cause à été présenté hier, mardi 22 juillet 2025 devant les autorités judiciaires. L’ancien policier a été condamné à onze (11) ans de prison. L’acte avait été commis lorsque ce dernier était hébergé au domicile de son neveu, père de la victime, alors qu’il sortait de sa formation à l’école de police.
Le dossier concernant l’affaire Benjamin Mangadi, au regard des éléments, ne pouvait pas donner une tout autre décision que celle retenue hier par la Cour d’appel judiciaire de Libreville. Depuis 2019, plusieurs agressions sont mentionnées. Des actes qui traduisent le caractère nuisible de cet individu, pourtant dépositaire de l’autorité de l’État, mais surtout ayant été formé pour mettre hors d’état de nuire des personnes manifestant ce type de comportement. Un policier devenu bourreau, c’est la voie que Benjamin Mangadi a choisie.
Face à la fillette de 13 ans, plusieurs stratagèmes ont été employés pour profiter de la naïveté de cette dernière, et ce plusieurs fois. La victime, grâce aux déclarations devant les enquêteurs lors de son interrogatoire, aura permis d’évaluer l’ampleur de ces actes. Par ailleurs, les investigations des agents ont également permis de faire des découvertes plutôt troublantes. En effet, lors des témoignages des frères et sœurs de la victime, ces derniers auraient affirmé que l’ex policier avait été surpris en compagnie de la mineure à plusieurs reprises. Pour se protéger, Benjamin va alors menacer d’enfermer quiconque venait à dévoiler ses agissements.
Il est à noter que pendant le procès, d’autres révélations ont été faites, venant ainsi traduire l’environnement hostile dans lequel cette fillette de 13 ans vit. De fait, les magistrats ont découvert que le père de la victime avait connu la case prison depuis 2021 pour des accusations similaires, notamment des abus sexuels, sur sa propre fille, dont il est désormais le plaignant dans le dossier. Une situation qui a poussé la magistrate en charge de l’affaire d’ordonner que ce dernier soit appelé à la barre pour être entendu, bien que lui-même ne soit pas fixé sur les accusations qui pèsent contre sa personne.
Alors même qu’il était auditionné, le père de la victime a déclaré avoir toujours eu des soupçons sur Benjamin, car voyant d’un mauvais œil son attitude envers la fillette. Et ces soupçons ont vu le jour depuis que ce dernier est revenu de formation et a posé ses valises au domicile familial. Pour sa part, Benjamin Mangadi a rejeté les accusations, invoquant le fait que cette affaire serait « une machination » destinée à régler des comptes personnels. Son avocat quant à lui a plaidé l’indulgence, soulignant l’état psychologique fragile de l’accusé et les tensions familiales préexistantes. Une approche qui n’a pas empêché le tribunal de le condamner à 11 ans de prison dont 2 ans avec sursis, pour viol sur mineure de moins de 15 ans.