
Un peu plus d’un an après son lancement officiel, le projet de port fluvial de Ndjolé avance à un rythme mesuré. En effet, lors d’une rencontre tenue ce mardi à Libreville, le ministre des Mines, Gilles Nembé, a échangé avec une délégation de l’entreprise chinoise Guangxi Yuanhai Mines Group (YHM), principal partenaire du projet, afin de dresser un bilan actualisé de son évolution.
Sur le terrain, plusieurs actions concrètes ont été engagées. Un levé topographique a été mené sur près de 320 kilomètres du fleuve Ogooué, une étape technique cruciale pour l’aménagement des voies navigables. Parallèlement, environ 30 000 m³ de terre ont été remblayés pour aménager une surface de chantier de 15 000 m².
Sur le plan organisationnel, deux structures ont été créées : Gabon Ogooué Logistics (GOL), chargée des investissements, et la Compagnie de Développement de la Navigation du Fleuve Ogooué au Gabon (CODENA), responsable de la gestion du port. La construction du siège est également en cours, tandis que des discussions sont engagées entre l’OPRAG et le Port de Port-Gentil en vue de l’implantation d’un quai.
Malgré ces avancées techniques et institutionnelles, la première phase du projet fait face à plusieurs obstacles. Le principal frein demeure l’aspect financier : YHM, en collaboration avec China Harbour Engineering Company, continue de solliciter un appui des institutions financières chinoises pour garantir le financement complet de ce chantier structurant. À ce jour, ces appuis restent attendus, retardant ainsi l’exécution globale du projet.
Le port de Ndjolé, sera donc l’outil logistique majeur pour soutenir la valorisation locale des ressources minières afin de renforcer l’industrialisation du pays.