
L’Accalmie qui prévalait en Angola depuis quelques années a été soudainement chamboulée par des violents affrontements ces derniers jours à travers les rues de la capitale du pays, Luanda. Celles-ci ont vu le jour après que le gouvernement ait décidé d’augmenter les prix des carburants fortement subventionnés. Une décision incendiaire qui a engendré plusieurs manifestations, dont les plus violentes se sont déroulées en début de semaine, causant au passage au moins 22 morts et plusieurs blessés, rapportent les médias locaux.
Début juillet, le gouvernement angolais a décidé d’augmenter les prix des carburants fortement subventionnés de 300 à 400 kwanzas par litre (de 200 FCFA à 300 FCFA). Cela a suscité un grand mécontentement dans le pays, deuxième producteur de pétrole, derrière le Nigeria. Un positionnement qui n’empêche pas à la population d’être parmi les plus pauvres sur le continent, au regard du niveau de vie de ces dernières. En réponse à cette décision, certains angolais sont descendus dans la rue, ce qui a entraîné des affrontements avec les forces de sécurité, mais aussi des pillages de magasins d’alimentation.
La situation présentée à Luanda, la capitale du pays, a été quasiment la même à l’intérieur du pays. Des témoignages rapportent que des coups de feu ont été tirés durant les manifestations. Ces affirmations ont été confirmées avec l’arrivée des premières victimes par balle au sein des structures sanitaires. »Nous déplorons 22 morts, dont un policier« , a déclaré à la presse le ministre de l’Intérieur Manuel Homem à l’issue d’un conseil des ministres présidé par le chef de l’État João Lourenço. Le ministre a également fait état de 197 blessés.
Il faut noter que tout est parti d’un appel des organisations de la société civile qui ont appelé à manifester le samedi, depuis trois semaines. Puis, l’association des taxis du pays a décrété une grève de trois jours qui a débuté lundi : la situation a dégénéré lundi et mardi en pillages généralisés.