
Instaurée à l’occasion du premier congrès de l’Organisation Panafricaine des Femmes (PAWO) tenu à Dakar, au Sénégal, le 31 juillet 1974, la journée internationale de la femme Africaine est désormais commémorée à cette période de l’année depuis plusieurs décennies. Pour l’édition 2025 qui se tient ce jour, le thème retenu est : » Faire avancer la justice sociale et économique pour les femmes africaines à travers les réparations ».
Le thème de 2025 met l’accent sur la nécessité de réparations pour les injustices sociales et économiques subies par les femmes africaines. En outre, la Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA), est célébrée pour reconnaître les réalisations, les efforts et les contributions des femmes africaines dans divers domaines, et pour attirer l’attention sur l’importance de l’égalité et des droits de ces dernières. Selon les données de l’Union africaine, les femmes représentent environ 50% de la population, mais elles restent sous-représentées dans les instances de décision. Cela est notamment palpable à travers l’occupation des sièges parlementaires, où elles ne représentent que 24% sur le continent.
Cette tendance, bien qu’elle soit aussi faible, est cependant renversée dans certains pays africains. L’un des pays modèles est le Rwanda, qui compte 60% des femmes au sein de son parlement. Ce qui fait de ce taux, le plus élevé au monde. Aussi, dans le secteur des affaires, les femmes africaines créent leur chemin petit à petit. Aujourd’hui, environ 40 % des entreprises africaines sont dirigées par des femmes, bien que l’accès au financement reste un défi majeur.
Au Gabon, la journée sera marquée par une cérémonie des Awards de la femme Gabonaise. Une rencontre qui viendra recomposer les efforts de celles qui auront brillé par leurs œuvres, leur engagement et dévouement envers le développement des femmes. En somme, s’il fallait distinguer ces efforts, ces sacrifices et l’engagement de ces femmes africaines, chacune d’entre elles méritent d’être primées.