
Après l’épisode du rejet de sa candidature lors de la dernière élection présidentielle du 12 avril 2025, l’opposant Gabonais Jean Remy Yama a de nouveau été confronté à une déconvenue. En effet, l’homme politique, président du Parti national pour le travail et le progrès (PNTP) a récemment déclaré que son nom ne figurait pas sur la liste officielle des candidatures retenues pour les élections législatives du 27 septembre et du 11 octobre prochain.
« Mon nom ne figure pas sur la liste des candidatures retenues aux élections législatives, document publié au journal d’annonces légales L’Union », aurait-il fait savoir auprès de nos confrères de Gabonactu. Aussi, s’est-il interrogé par rapport à la situation : « est-ce une simple omission ou la volonté de m’écarter une fois de plus comme aux présidentielles ? », se demande l’homme politique, visiblement surpris par cette nouvelle manœuvre. Une interrogation qui vaut son pesant d’or.
Cet épisode réveille certains souvenirs, bien que récents, qui ont suscité des débats au sein de l’opinion gabonaise. De fait, la candidature de Jean Remy Yama avait été rejetée pour vice de forme. Parmi les éléments évoqués, l’absence dans son dossier, de la copie de l’acte de naissance de son père. Une pièce nécessaire, mais surtout exigée par le code électoral gabonais.
Si d’aucuns considèrent cet épisode comme étant un « nouvel échec », donc un revers pour Jean Remy Yama, d’autres pensent que si cette omission est volontaire, elle renforcera inéluctablement sa position d’homme politique « influent ». C’est dans ce sens que celui-ci affirme sa détermination devant ce blocage : « ça va se savoir demain jeudi, au plus tard, par une communication officielle des candidatures rejetées ainsi que des motifs du rejet. La lutte continue », a-t-il lancé. Il faut noter que Jean Remy Yama a déposé sa candidature le 7 août dernier dans le département de Mulundu (province de l’Ogooué-Lolo), au 4ᵉ siège.
Pour l’heure, les regards sont tournés vers la plus haute juridiction du pays, qui devra se prononcer au sujet d’éventuels recours. Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur a annoncé qu’il précisera dans les prochaines heures, dans un communiqué officiel, la liste des candidatures rejetées et les motifs de ces invalidations.