France/Affaire Jean Pormanove : la plateforme Kick à l’épreuve d’une enquête du parquet de Paris‎

Après le décès de Raphaël Graven, âgé 46 ans, plus connu sous le pseudo de Jean Pormanove, survenu le 18 août dernier, dans des circonstances troubles, la justice française tente désormais de dégager les responsabilités de chacun dans cette affaire. L’homme a trouvé la mort près de Nice lors d’une diffusion en direct sur la plateforme de streaming australiennes Kick, après plus de 12 jours de direct le montrant, ainsi qu’un autre homme, violenté et humilié par deux autres personnes. Des sévices que l’homme aurait lui-même consentis à subir.

‎Avec sa chaîne ”Jeanpormanove », Raphaël Graven était suivi par près de 200 000 personnes. Une audience qui visiblement n’était pas choquée par les scènes présentées. De fait, depuis des mois  » Pormanove » se fait insulter, frapper, tirer les cheveux, menacer ou encore tirer dessus sans protection avec des projectiles de paintball. Des contenus choc, que les promoteurs de la chaîne ont, cependant, qualifiés de scénarisés. Une vision non partagée par les autorités judiciaires françaises.

‎Ainsi, ce mardi 26 août 2025, la procureure de Paris, Laure Beccuau, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les pratiques de la plateforme de streaming australienne Kick, en plus de celle déjà menée par le parquet de Nice pour élucider le décès de Raphaël Graven. Comme chef d’accusation qui pèse sur la chaîne australienne, celui de «fourniture en bande organisée de plateforme en ligne illicite».

‎Cela vise notamment à établir la responsabilité de Kick, afin de savoir si les éléments avaient été diffusés en connaissance de cause, car les vidéos présentent de véritables atteintes volontaires à l’intégrité de la personne. Outre la procureure de Paris, la ministre déléguée française au numérique, Clara Chappaz, a annoncé son intention d’attaquer en justice pour « manquement » la plateforme Kick. Pour cette dernière : ‎« Kick n’a pas fait tout ce qui était possible pour pouvoir mettre fin à la diffusion de contenu qui était dangereux », a justifié la ministre, à l’issue d’une réunion convoquée à Bercy avec les services de plusieurs ministères (justice, intérieur, économie) et deux autorités indépendantes, reprochant à Kick d’avoir enfreint la loi sur la confiance numérique de 2004.

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