
Le contentieux électoral s’ouvre officiellement. Depuis mardi 26 août, la Cour constitutionnelle a entamé l’examen des dossiers de candidature contestés pour les élections législatives de 2025. Pas moins de cinquante-sept (57) recours ont été enregistrés et sont actuellement étudiés par les juges de la haute juridiction.
Sous la présidence de Dieudonné Aba’a Owono, les membres de la Cour disposent d’une semaine pour statuer sur ces affaires. Chaque dossier sera analysé individuellement afin de garantir le respect des règles électorales et d’assurer la transparence des scrutins à venir.
Les recours portent principalement sur des contestations liées à l’invalidation de candidatures jugées abusives ou à des irrégularités constatées lors de l’appréciation des dossiers par le ministère de l’Intérieur.
Concernant les élections des conseils départementaux et municipaux, la Cour constitutionnelle a, lors de son audience plénière, invité la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER) à publier rapidement l’intégralité des listes. Objectif : offrir aux électeurs et aux observateurs une vision claire et complète des candidats en lice.
En rappel, la Cour a souligné les dispositions de l’article 78 de la loi électorale : « En cas de scrutin de liste, les candidats font une déclaration collective comportant, dans l’ordre de présentation, toutes les mentions prévues à l’article 77. La liste doit comporter un nombre de candidats égal au nombre de sièges attribués à la circonscription ou à la section électorale concernée». Avec ces précisions, la haute juridiction entend poser les bases d’un processus électoral transparent et conforme aux textes en vigueur.