
Afin de lutter efficacement contre l’épineux problème du trafic de produits médicaux, le Gabon, à l’instar de plusieurs autres pays africains, multiplie les stratégies pour venir à bout de se phénomène. Et dans sa démarche, l’État entend s’appuyer également sur ses partenaires. C’est dans ce contexte que la capitale gabonaise, Libreville, abrite depuis hier, mercredi 27 août, et ce jusqu’à ce 28 août 2025, un atelier national consacré à la lutte contre le trafic de produits médicaux. La rencontre s’inscrit dans le cadre du projet régional de lutte contre la criminalité transnationale.
Organisée par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), en partenariat avec les autorités gabonaises et divers partenaires techniques, cette rencontre avait pour principal objectif de renforcer les capacités nationales en matière de collecte, d’analyse et de production de données fiables sur ce phénomène préoccupant. Ainsi, l’atelier a réuni plusieurs parties prenantes, notamment les institutions de santé, les forces de sécurité, les autorités judiciaires, les douanes, ainsi que des organisations professionnelles.
Les discussions ont permis de consolider la coopération interinstitutionnelle et d’avancer vers la mise en place d’un modèle harmonisé de suivi du trafic de produits médicaux, garantissant des réponses adaptées et fondées sur des données probantes. Au-delà de l’aspect technique, cette initiative traduit l’engagement du Gabon et de ses partenaires à protéger la santé publique, à renforcer la confiance des populations dans le système sanitaire et à contribuer à la sécurité nationale et régionale.
Les conclusions issues de ces deux journées de travaux viendront nourrir les politiques publiques et prépareront activement l’atelier régional prévu en septembre prochain au Cameroun, étape décisive pour coordonner les efforts à l’échelle de la sous-région.