Les années scolaires au Gabon ont souvent été émaillées par des perturbations liées la plupart de temps par les revendications des enseignants. C’est justement le contexte qui prévaut depuis plusieurs semaines, résultat de la montée au créneau de la plateforme SOS Education, qui entend porter la voix des enseignants, dans le but de voir leurs revendications trouver gain de cause. Sauf que, depuis le blocus imposé, les salles de classe sont désormais vides. L’on se dirige progressivement vers un calendrier scolaire inachevé, dont la programmation prévisionnelle prévoyait 33 semaines de cours, comme l’a rappelé la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, invitant les grévistes à regagner les salles de classe, tout en reconnaissant la légitimité du mouvement.
Pour marquer la bonne foi des autorités, face à leur volonté de sortir de cette crise, Camélia Ntoutoume Leclercq a mis en avant quelques chiffres, à travers une communication officielle faite hier, dimanche 25 janvier 2026. Ainsi, il est fait mention de ce que 10 000 agents auraient déjà vu leur situation administrative avancer considérablement.
Autres données présentées par l’autorité gouvernementale, la mise en solde de 328 sortants d’écoles , indicateur qui représente un niveau précis de classement salarial propre à certains agents publics de l’Etat, à l’instar des enseignants issus des écoles de formation. On note aussi qu’au sortir des rencontres initiées avec les syndiqués, ils sont plusieurs agents qui auraient bénéficié d’une prise en charge intégrale, toute catégorie confondue. Il s’agit de 692 sortants de l’École normale et de l’ENIF, de 108 enseignants de matières scientifiques, ainsi que de 1 810 enseignants « Bénévoles », candidats à la fonction enseignante.
S’agissant des régularisations administratives (titularisations, avancements et reclassements) 4000 dossiers ont été traités sur 6 574, soit un taux de prise en compte de 60,85 %, a-t-elle indiqué. En s’appuyant sur ces données, Camélia Ntoutoume Leclercq a ainsi invité les enseignants, tant de la capitale gabonaise, Libreville, que ceux de l’intérieur du pays, à reprendre le chemin des classes pour une reprise des cours. Dans le même temps, l’appel a aussi été lancé aux parents d’élèves, pour qu’ils laissent leurs enfants emprunter le chemin de l‘école.

