Les syndicalistes Marcel Libama et Simon Ndong Edzo ont été placés en liberté provisoire hier, lundi 26 janvier 2025, sur décision du juge saisi par leur avocat, Me Raymond Obame Sima. Poursuivis pour trouble à l’ordre public,incitation à la révolte contre les autorités de l’État, les deux leaders syndicaux recouvrent ainsi la liberté, au moins temporairement.
Pour Simon Ndong Edzo, né le 30 janvier 1957, cette décision a une portée symbolique particulière, puisqu’elle intervient à l’approche de son anniversaire, dans un contexte personnel marqué par le deuil. Marcel Libama bénéficie de la même mesure.
Au-delà des cas individuels, cette libération est perçue comme un geste de décrispation dans un climat social tendu. Le mouvement SOS Éducation, à l’origine de la grève qui paralyse l’école publique depuis le 10 décembre, avait posé la libération des deux syndicalistes comme condition préalable à toute reprise du dialogue.
Dans la foulée, des discussions ont repris. Lundi, les représentants de SOS Éducation ont rencontré le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, avant d’engager des pourparlers techniques au sein de la commission tripartite réunissant les ministères concernés.
Les enseignants continuent de réclamer la régularisation de leurs situations administratives, le paiement des arriérés de salaire et des recrutements. Si la liberté provisoire de Libama et Ndong Edzo ne met pas fin à la crise, elle ouvre la voie à une possible reprise du dialogue social et à une désescalade des tensions.

