Au fil des mois, les populations du Grand Libreville commencent peu à peu à perdre espoir, quant aux nombreux délestages auxquels elles font face depuis un moment.
Si au début les autorités pouvaient apporter des justificatifs devant ces désagréments occasionnés, aujourd’hui tout semble ne plus aller dans ce sens. Baisse du niveau d’eau sur les sites d’exploitation énergétiques, problème au niveau des installations, ou encore dégradation de certains équipements, voilà autant de raisons qui sont souvent évoquées. Seulement, la recrudescence des coupures d’électricité et les nombreux dégâts enregistrés commencent à exacerber les ménages, qui se demandent si une solution sera véritablement trouvée.
L’on se souviendra que la sortie de crise avait été annoncée pour avril 2025, à la suite de plusieurs décisions gouvernementales. Il s’est agi notamment de la restructuration de la chaine organisationnelle au niveau de la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG), et l’acquisition de nouveaux moyens énergétiques. Cela s’est concrétisé par le partenariat avec des investisseurs turcs. Il s’agit des bateaux-usines de Karpowership, une entreprise spécialisée dans la desserte d’électricité au moyen d’équipement de dernière génération.
Sauf que, cette présence annoncée en grande pompe n’a pas apporté les résultats escomptés..
L’euphorie tombée, le problème refait surface, au grand dam des populations « Dans ce pays, nous avons l’impression que les paroles sont plus importantes que les actes », s’est exclamé un librevillois visiblement en colère, après avoir passé la nuit sans électricité. Comme lui, plusieurs autres habitants ont perdu espoir, au regard des effets d’annonce sans véritable impact.

