10 février 2026

Gabon/Environnement : la décharge de Mindoubé, bientôt un lointain souvenir ?

La très célèbre décharge de Mindoubé, située dans le 5e arrondissement de la commune de Libreville vit certainement ces derniers instants, si l’on s’en tient aux dernières informations gouvernementales. Avec la formation d’une montagne de déchets de tout genre, la décharge de Mindoubé fait l’objet de plusieurs réflexions au plus haut sommet de l’Etat.

C’est dans ce cadre que le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba, a présidé, il y a quelques jours, la réunion du Comité de pilotage des projets de fermeture de la décharge de Mindoubé et de la construction du Centre de traitement et de valorisation des déchets de Nkoltang (CTVD).

Auprès du Ministre de l’Intérieur se trouvaient plusieurs autres membres du gouvernement, notamment la Ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, celui des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, ainsi que des Eaux et Forêts et de l’Environnement, Maurice Ntossui Allogo. Le conclave avait pour objet, la mise au point sur la situation actuelle en rapport avec la fermeture sécurisée de la décharge de Mindoubé, d’évaluer l’état d’avancement du chantier du CTVD de Nkoltang et de définir les prochaines étapes visant à améliorer la gestion des déchets dans le Grand Libreville.

Une évaluation nécessaire, qui aura également mis à l’œuvre les maires des quatre communes du Grand Libreville, tout comme l’entreprise de collecte d’ordures ménagères, Clean Africa, en charge du projet. Autre point abordé durant la réunion, les raisons qui poussent les autorités à fermer la décharge de Mindoubé. Il s’agit entre autres des risques sanitaires liés à la pollution des eaux superficielles, tout comme les nappes phréatiques, caractérisées par des émissions de gaz à effet de serre, non maitrisées, mais également une éventuelle exposition au risque de glissement de terrain, comme la si bien rappelé le ministre Adrien Nguema Mba.

Enfin, sur le plan opérationnel, la phase de transition sera garantie par l’entreprise française SUEZ, qui va appuyer techniquement et financièrement le projet, et la société gabonaise MIKA Service a vu la mission de mise en place de casiers transitoires lui être confiée. Cela vise à maintenir les opérations de collecte et de traitement des déchets, tout en respectant les exigences internationales en la matière

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