L’affaire fait les choux gras de la presse locale, au regard des faits qui sont mis en avant. Au quartier Azabylone, situé dans le 2e arrondissement de la commune d’Oyem, dans la province du Woleu-Ntem, un adolescent âgé de 18 ans aurait dérobé la somme de 1 million 270 mille francs CFA au domicile familial, semble-t-il pour « s’amuser », comme le rapporte le site média infos Oyem+.
Si la raison de ce vol reste troublante, la répartition du « butin » l’est encore plus. Selon des informations concordantes, le jeune homme aurait décliné le processus de redistribution de l’argent dérobé à ses parents. Ainsi, 550 000 Francs CFA aurait été remis à sa petite amie âgée de 32 ans, 200 000 Francs CFA à un ami et 140 000 Francs CFA à un autre de ces proches. Quant au reste d’argent, ça aurait servi pour ses dépenses personnelles.
Après son forfait, il aurait décidé de faire profil bas, en allant à Bitam, où il a séjourné pendant deux jours, avant de regagner la ville d’Oyem. De retour dans la capitale provinciale weleu-temoise, il va passer deux autres jours chez sa copine. Une absence prolongée du domicile familial qui va non seulement susciter de l’inquiétude auprès des parents, mais aussi semer des doutes, car la disparition de l’argent ayant été remarqué entre-temps.
Devant cet acte, la famille a sollicité les autorités judiciaires pour mieux comprendre les motivations derrière ce geste. Si le jeune homme affirme avoir agi sans pression extérieur, les personnes ayant reçu l’argent ont tout de même été entendues dans le cadre d’une enquête. Sa copine et ses deux amis devraient procéder au remboursement des montants perçus.
Toutefois, les personnes indexées indiquent avoir accepté l’argent en pensant que les fonds provenaient d’un geste des parents envers leur enfant, au regard de la situation financière de la famille concernée. Une approche qui pour l’heure, ne semble pas renseigner sur la suite de l’histoire.
Notons que, selon les témoignages, le jeune homme ne serait pas à son coup d’essai. Si aucune plainte n’a été déposée contre lui, principal coupable, et désormais majeur, qu’en serait-il des autres personnes impliquées ? La question vaut son pesant d’or.

