La question relative au foncier en République Gabonaise demeure depuis des années un point important sur la liste des priorités gouvernementales, bien que sur le terrain, il est toujours difficile de déceler la dynamique politique réelle qui convoie ladite vision.
Au nombre des difficultés rencontrées, figurent celles de l’occupation de certains espaces, déjà occupés, par les populations. Il s’agit soit des réserves foncières de l’Etat, ou des patrimoines appartenant à des instances étatiques, à l’instar du patrimoine non stratégique de l’Office des Ports et Rades du Gabon (OPRAG), situé dans la commune d’Owendo, qui a vu plusieurs familles s’y installer. Afin de garantir à ces dernières des lendemain meilleurs, les autorités envisagent de régulariser les situations.
Sur instruction du Président de la République, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, a tenu hier, mercredi 11 février 2026, une séance de travail avec le directeur général de l’Office des Ports et Rades du Gabon (OPRAG), Martin Boguikouma. Au cœur du conclave, la délimitation précise de l’emprise foncière de l’OPRAG, l’identification des zones habitées et l’évaluation démographique en termes de populations directement impactées.
Il s’agit principalement des zones d’Alénakiri, d’Awoungou, de l’Aérodrome et de Virié 1. Lesdits lieux pourraient voir les occupants bénéficier d’une régularisation foncière. Cela passe, cependant, par des analyses plus détaillées, avec des experts, pour mieux comprendre les mécanismes applicables. Elément de précision, la mesure concerne uniquement les particuliers et ne prend pas en compte les entreprises, a indiqué le ministre du Logement.

