La ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, Laurence Ndong, a reçu hier, lundi 23 février, une délégation du mouvement « SOS Éducation La Base », venue s’enquérir de l’évolution du traitement des dossiers administratifs des enseignants, selon un communiqué du ministère. Conduite par la responsable de l’Estuaire, Honorine Anhue Mintsa Ondo, la délégation représentait notamment les sortants de l’École normale supérieure (ENS), de l’École nationale de l’enseignement technique (ENSET), de l’École normale des instituteurs de Libreville (ENIL) et de l’École normale des instituteurs de Franceville (ENIF). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi du protocole de sortie de crise signé entre le gouvernement, la commission tripartite et les partenaires sociaux.
Selon le communiqué, 148 sortants devaient initialement être pris en compte en février, suivis de 20 en mars. Toutefois, en raison de contraintes techniques, le calendrier a été réaménagé : 20 agents seront finalement mis en solde en février et 148 en mars, la poursuite du processus étant prévue dans les mois suivants.
La ministre a expliqué ces ajustements dans un esprit de responsabilité et de transparence, réaffirmant l’engagement du gouvernement à respecter ses engagements. Elle a précisé que les dossiers concernés sont en cours de traitement par les services compétents et que le ministère travaille sous astreinte afin d’accélérer la procédure, en coordination avec les administrations sectorielles et les services de la solde.
Les difficultés rencontrées seraient principalement d’ordre technique, liées aux outils de traitement, sans remise en cause de la volonté politique d’aboutir rapidement à des solutions concrètes, souligne le communiqué.
Au cours des échanges, Laurence Ndong a rappelé que le protocole de sortie de crise prévoit des régularisations mensuelles des situations administratives ainsi qu’un calendrier précis de mises en solde. Elle a invité les parties prenantes à privilégier le dialogue avec les autorités compétentes afin d’éviter toute incompréhension et de consolider un climat d’apaisement durable.
De leur côté, les représentants de « SOS Éducation La Base » ont salué l’écoute et la disponibilité du ministre, tout en réaffirmant leur attachement à une résolution progressive et concertée des situations administratives, dans l’intérêt des agents concernés et du système éducatif national.

