27 février 2026

‎Port-Gentil : un réseau de vente illicite de timbres municipaux découvert à la Mairie Centrale‎

L’audit interne initié à la mairie de la Commune de Port-Gentil par le maire central, Pascal Houangni Ambouroue, continue de livrer ses conclusions. Après plusieurs semaines d’investigations, il met en lumière l’existence d’un réseau de vente illicite de timbres municipaux impliquant certains agents affectés aux services d’état civil. Face à la gravité des faits, l’édile a signé, il y a quelques jours , une note d’information mettant en garde tout agent municipal qui serait pris en flagrant délit.

‎Selon les informations recueillies, ce sont des dénonciations anonymes, sollicitées dans le cadre de la mise en œuvre de l’audit, qui ont permis de dévoiler ces pratiques jugées contraires à l’éthique administrative et préjudiciables à l’image de l’institution municipale.

Les timbres municipaux d’une valeur officielle de 1 000 F CFA auraient ainsi été revendus aux usagers entre 1 500 F et 2 000 F CFA. Une surfacturation qui pénalise directement les populations, contraintes de s’acquitter de frais indus pour l’établissement de leurs actes administratifs.

‎Les révélations ne s’arrêtent pas là. D’après nos sources, certains agents auraient mis en place un système plus structuré mêlant trafic de timbres et usage de faux. Il ressort notamment que des timbres initialement apposés sur des documents d’état civil arrivés à expiration seraient décollés puis réutilisés pour légaliser d’autres actes. Une pratique particulièrement répandue dans le traitement des dossiers de mariage, réputés plus lucratifs en raison de leur coût.

‎Les éléments recueillis laissent penser que ces agissements ne sont pas récents. Ils auraient perduré pendant plusieurs années, aussi bien dans certaines mairies d’arrondissement qu’à la mairie centrale. La police municipale affirme en avoir eu connaissance par le passé. Toutefois, les investigations et auditions engagées sous l’ancienne administration n’auraient pas abouti, en raison d’entraves diverses.

‎L’ampleur des faits laisse supposer qu’il ne s’agit pas d’initiatives isolées, mais plutôt d’un système révélateur d’insuffisances dans les mécanismes de contrôle et de supervision. La répétition de tels actes sur une longue période interroge le fonctionnement de la chaîne hiérarchique et l’efficacité des dispositifs internes de suivi.

‎Dans sa note administrative, le maire rappelle que la vente des timbres municipaux relève exclusivement de la compétence du Trésor public. Dès lors, une question demeure : comment certains agents ont-ils pu s’approvisionner pour alimenter ce circuit parallèle ? Une interrogation qui vaut son pesant d’or, quand on sait que en période de pénurie, la course aux timbres municipaux devient très rentable. Par exemple, des timbres officiellement vendus à 5 000 F CFA au Trésor auraient été proposés jusqu’à 10 000 F CFA par des agents municipaux. La mise à jour du réseau intervient comme un ouf de soulagement pour les populations.

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