‎Sortie de Sylvia Bongo Ondimba : Libreville condamne France 24‎

‎La récente sortie médiatique de l’ex Première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba sur les antennes de la chaîne France 24 n’a pas manqué de susciter la réaction des autorités gabonaises, qui ce dimanche 08 mars 2026 ont réagi via un point de presse animé par Germain Biahodjow, le ministre de la Communication et des Médias. Au nom du Gouvernement, il a condamné la diffusion de l’interview de l’ancienne première dame, Sylvia Bongo Ondimba, dans laquelle elle accuse les autorités gabonaises d’actes de tortures pendant sa période de détention et celle de son fils, Noureddine Bongo Valentin.


‎« Le Gouvernement condamne avec fermeté la diffusion de ces contre-vérités et de récits déformés, amplifiés par certains médias occidentaux qui, sans vérification suffisante, servent de relais à des campagnes de désinformation portant atteinte à l’image du Gabon et à la crédibilité de ses institutions», a fustigé le membre du Gouvernement. Avant d’ajouter :

‎« Aux accusations de violences et de tortures formulées par Madame Sylvia Bongo Ondimba sur France 24, le Gouvernement de la République récuse fermement ces allégations diffamatoires». Le mécontentement de Libreville est que l’on pourrait assister à une suspension de la diffusion de France 24 sur le territoire national :

‎« Face à ces dérives répétées, le Gouvernement, soucieux de préserver l’ordre social et la stabilité des institutions, se réserve le droit de prendre les mesures nécessaires y compris la décision souveraine de suspendre leur droit de diffusion sur le territoire national », avertit Germain Biahodjow.

‎«Au regard de cette campagne de dénigrement, il est important de rappeler que la Transition politique au Gabon s’est illustrée par un esprit de responsabilité et de magnanimité», se revendique le ministre de la Communication et des Médias.

‎si l’éventualité de la suspension de France 24 n’a pas encore atteint un seuil qui pourrait annoncer l’imminence de la mesure, d’aucuns se demandent déjà si cela ne constituerait pas une entrave à l’accès à l’information. Le contexte actuel, avec la suspension des réseaux sociaux, laisse à croire que le pays semble muter vers une autre approche.

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