Gabon/Suspension des réseaux sociaux : EPG et HAC, l’audience reportée par le tribunal de Libreville

A la suite de l’annonce par la Haute Autorité de la Communication (HAC), de suspendre les réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national, en raison des « dérives » observées sur la toile ; plusieurs voix ont dénoncé la décision jugée comme étant une entrave aux libertés fondamentales. Parmi ces voix, figure celle d’un homme bien connu de la scène politique gabonaise, Alain-Claude Bilie-By-Nze, le président du parti Ensemble Pour le Gabon (EPG). L’ancien ministre de la Communication et Premier ministre avait saisi la Justice pour dénoncer cette mesure. Seulement, l’audience prévue pour hier, mercredi 11 mars 2026 aura finalement lieu aujourd’hui à 14 heures.


Dans quelques heures les débats vont s’ouvrir du côté du Tribunal de Libreville, dans l’affaire opposant le parti politique Ensemble pour le Gabon (EPG), à la Haute Autorité de la Communication (HAC). Le 02 mars dernier, EPG par la voix de son président, Alain-Claude Bilie-By-Nze avait saisi le Tribunal de première instance de Libreville, par une requête portée sur la contestation affichée de la décision de la HAC, considérée comme atteinte « grave aux libertés fondamentales », symbolisée par la suspension générale des réseaux sociaux.

A la demande de l’avocat de la HAC, Me Kevin Nzigou, afin de se constituer, l’audience d’hier a été renvoyée à ce jeudi 12 mars 2026.
De leur côté, Me Jean Paul Moumbembé, avocat de Ensemble Pour le Gabon, ainsi que le président du parti, se sont dit prêts pour les débats.

«Nous, nous sommes prêts. Nous étions prêts depuis. Mais la partie adverse, son avocat vient de se constituer, c’est M. Nzigou», a lancé l’avocat de EPG. Avant d’ajouter : «C’est lui qui était l’initiateur, il maîtrise donc mieux, même mieux que son avocat, cette loi», pour rappeler que l’ex ministre de la Communication a des motivations concrètes pour mener une telle action en justice.

«Le dossier dont il est question, c’est de défendre la liberté, de défendre les droits. Et surtout de rappeler qu’en République gabonaise, dans un État de droit, tout le monde est soumis à la loi», a indiqué celui qui est appelé par ses soutiens ACBBN. En guise de « tacle » à la HAC, il a lancé : «la HAC viendra nous montrer quelle est la disposition de la loi qui l’autorise à couper les réseaux sociaux de manière générale et indéterminée ».

Des déclarations qui donnent clairement le ton des échanges qui sont prévus pour ce jour, au Tribunal de première instance de Libreville à 14 heures, heure locale.

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