Commerce international : le rôle des certifications durables au cœur des échanges à Yaoundé

Les enjeux liés à l’articulation entre durabilité et commerce international ont été au cœur d’une conférence organisée le 28 mars dernier à Yaoundé, au Cameroun, en marge de la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Parmi les acteurs présents, Olam Palm Gabon a pris part aux échanges consacrés au rôle des normes volontaires de durabilité (Voluntary Sustainability Standards – VSS) dans les chaînes de valeur mondiales.

Organisée par l’International Institute for Sustainable Development (IISD), cette rencontre a réuni des représentants du secteur privé, des institutions internationales et des experts, autour d’une question centrale : comment renforcer des systèmes de certification capables de concilier exigences environnementales, inclusion économique et fluidité des échanges commerciaux.

Producteur d’huile de palme durable certifiée RSPO, Olam Palm Gabon (OPG) a partagé son retour d’expérience en tant qu’acteur engagé dans la mise en œuvre de standards internationaux. L’entreprise, présentée comme l’une des principales sociétés certifiées RSPO sur le continent africain, a notamment mis en avant l’importance d’une approche ancrée dans les réalités locales pour garantir l’efficacité des dispositifs de durabilité.

Selon les éléments présentés lors des discussions, des standards robustes peuvent contribuer à générer des impacts environnementaux et sociaux mesurables, tout en restant compatibles avec les cadres réglementaires du commerce international. Cette articulation apparaît aujourd’hui comme un enjeu clé, dans un contexte marqué par le renforcement des exigences réglementaires, notamment en matière de traçabilité et de lutte contre la déforestation.

Intervenant au nom d’OPG, Quentin Meunier, Senior Vice President en charge du Développement Durable, a souligné la nécessité d’un meilleur alignement entre les différents référentiels existants, citant notamment le règlement européen sur la déforestation (RDUE). Il a également insisté sur l’importance d’une responsabilité partagée entre l’ensemble des acteurs de la chaîne d’approvisionnement, au-delà des seuls producteurs en amont.

Les échanges ont par ailleurs mis en lumière le besoin de renforcer les mécanismes de soutien et de reconnaissance à destination des entreprises engagées dans des démarches responsables, dans un secteur souvent confronté à des défis structurels et réputationnels.
Dans un contexte où les attentes en matière de durabilité continuent de croître à l’échelle internationale, les participants ont convergé sur la nécessité de renforcer la coopération entre producteurs, décideurs publics et organismes de normalisation, afin de construire des modèles de commerce plus résilients et inclusifs.

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