‎‎Gabon : un an après son investiture, Oligui Nguema assume les attentes et fixe le cap‎

Un an jour pour jour après son accession à la magistrature suprême, le président de la République, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est exprimé sur les premiers enseignements de son mandat, en marge de l’inauguration du Palais des Congrès « Omar Bongo Ondimba », à la Cité de la Démocratie. Dans une interview accordée à plusieurs médias locaux, dont le quotidien L’Union, le chef de l’État a dressé un bilan d’étape empreint de lucidité, tout en réaffirmant son engagement à répondre aux attentes des populations.

‎Revenant sur son élection, marquée par un score de plus de 94 % des suffrages, le président y voit avant tout l’expression d’un profond malaise social. « Ce résultat est le fruit de la détresse des Gabonais », a-t-il déclaré, estimant que chaque citoyen a placé en lui une part de ses difficultés quotidiennes.

‎Parmi les préoccupations majeures évoquées, les pénuries d’eau et les coupures d’électricité occupent une place centrale. « Les délestages sont inacceptables. Les Gabonais ont droit à l’électricité 24h/24, et également à de l’eau potable au robinet », a martelé le président, reconnaissant l’ampleur des défis à relever dans ces secteurs essentiels.

‎Sans chercher à éluder les responsabilités, Brice Clotaire Oligui Nguema a admis la persistance des dysfonctionnements, notamment au sein de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), qu’il qualifie de « problème récurrent ». Face à l’impatience croissante des populations, il appelle néanmoins à une mobilisation collective. « Il faut que l’on apprenne à corriger nos mentalités et à nous mettre au travail », a-t-il insisté.

‎Conscient de l’ampleur de la tâche, le chef de l’État a tenu à inscrire son action dans la durée. « C’est en sept ans que nous ferons le véritable bilan du mandat entre les promesses faites et les réalisations », a-t-il affirmé, laissant entendre que les réformes engagées nécessitent du temps pour produire leurs effets. Cette prise de parole intervient dans un contexte symbolique fort, marqué à la fois par l’inauguration d’une infrastructure majeure et l’ouverture du Forum international de Libreville, dédié aux enjeux de transformation économique et de stabilité en Afrique.

‎Entre reconnaissance des difficultés, exigence de résultats et appel à la responsabilité collective, le Chef de l’État semble vouloir conjuguer volontarisme politique et réalisme, à l’aube de la deuxième année de son septennat, engagé sous la Ve République.

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