Hier, à la réunion du Groupe de travail intergouvernemental à composition limitée sur la prévention de la corruption qui s’est tenue à Vienne en Autriche, le Gabon a réaffirme son adhésion aux principes de bonne gouvernance, de transparence, d’intégrité et de responsabilité dans la gestion de la chose publique. Non sans souligner, par le biais de l’expert gouvernemental Joe Manel Lemboumba Atadit, que « la prévention de la corruption demeure un levier essentiel pour promouvoir le développement durable, consolider l’État de droit et renforcer la confiance des citoyens ».
Aussi, la délégation gabonaise à cette rencontre a réitéré son soutien aux efforts collectifs visant à renforcer le mécanisme de prévention prévu au deuxième chapitre de la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC), notamment à travers le renforcement des Institutions nationales de prévention; la promotion de l’éthique dans la Fonction publique; l’amélioration de la transparence dans les marchés publics; le développement des mécanismes de contrôle et d’audit; ainsi qu’une forte implication de la société civile et du secteur privé. «Le Gabon reste persuadé que la coopération internationale, le partage de bonnes pratiques et l’assistance technique sont primordiales pour permettre à tous les États parties de mettre efficacement en œuvre les dispositions de la CNUCC», a déclaré M. Lemboumba Atadit.
D’ailleurs, à l’échelle nationale et surfant sur cette dynamique, le Gabon continue dans ses réformes institutionnelles et juridiques. L’objectif est de consolider les dispositifs de prévention et de lutte contre la corruption, en conformité avec ses engagements internationaux.
D’où ses efforts de prévention, à travers des campagnes nationales de sensibilisation, de renforcement de capacité des acteurs publics ainsi que le développement de la coopération internationale. Ce n’est donc pas étonnant de le voir, aujourd’hui, assurer la présidence du Réseau des institutions nationales anti-corruption d’Afrique Centrale (RINAC), à la suite de l’élection de Nestor Mbou, le président de la Commission nationale de Lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite.
Et ce n’est pas tout car, au plan national, l’adoption de la loi n°041/2020 du 22 mars 2021 relative au régime de prévention a permis de renforcer les mécanismes de prévention de l’enrichissement illicite et les obligations déclaratives des agents publics, ainsi que des candidats aux élections politiques. Pour Joe Manel Lemboumba Atadit, cette réforme traduit la volonté des autorités gabonaises de promouvoir davantage la transparence dans la gestion publique et de consolider les principes d’intégrité dans la vie nationale.

