Situé à l’est de la République démocratique du Congo, le Nord-Kivu fait face à une importante hausse des cas d’Ebola. La semaine dernière, de nouveaux cas se sont déclarés dans cette province.
Une compilation réalisée à partir des six derniers rapports sanitaires, montre que les cas confirmés dans le Nord-Kivu ont progressé de près de 16%, entre le 30 août et le 4 septembre, rapporte le média RFI.
Le 30 août dernier, le Nord-Kivu comptait 836 cas confirmés d’Ebola. Cinq jours plus tard, il en totalisait 969, soit 133 cas supplémentaires. Sur les 422 cas ajoutés au bilan national pendant cette période, près d’un sur trois vient donc de la province Nord-Kivu.
Depuis le 31 août, la province enregistre quotidiennement entre 20 et 32 nouvelles confirmations de cas. Avec Kayna, elle compte désormais 16 zones de santé touchées sur 34. C’est la seule province où le virus a gagné une nouvelle zone pendant ces cinq jours
Un taux de létalité supérieur à la moyenne nationale
La mortalité est également élevée dans la province : 638 des 969 personnes diagnostiquées sont mortes. La létalité atteint près de 66 %, contre 48 % à l’échelle nationale.
Enfin, les 220 lits disponibles dans les centres de traitement ont été occupés à plus de 100 % durant chacune des six journées étudiées. Le 3 septembre, plus de la moitié des patients du Nord-Kivu étaient ainsi pris en charge dans des établissements sanitaires non dédiés à Ebola.
L’Ituri reste l’épicentre national. Mais c’est au Nord-Kivu que se concentrent aujourd’hui les principaux signes d’expansion de l’épidémie.

