L’interpellation qui a eu lieu la semaine dernière a permis de mettre la main sur un ballot de chanvre dissimulé dans un sac d’arachide visiblement en provenance du Cameroun. En effet, la Direction générale des recherches (DGR), a procédé à l’arrestation de Manuel Jovan Moutendi, un jeune gabonais au chômage. Une interpellation qui intervient après plusieurs semaines d’enquête des agents des forces de l’ordre.
Le dénommé Manuel Moutendi, qui se présente comme un entrepreneur junior, s’est retrouvé dans les filets de la DGR. Une affaire devant laquelle, le présumé dealer, se dit étonné. « L’année passée, j’ai fait une petite plantation d’arachide qui m’a rapporté un petit quelque chose. Cette année, j’ai voulu mieux faire. On m’a conseillé de commander des colis qui viennent depuis le nord. J’ai commandé, et à ma grande surprise, dans mon colis, il y avait de l’arachide et des stupéfiants qui étaient là », a confié le mis en cause au poste de la DGR.
Selon lui, cet ajout du ballot de chanvre s’est fait à son insu. « Je n’avais aucune idée parce que l’expéditeur m’a fait comprendre que pour minimiser les coûts de transport, il fallait qu’il mette le colis d’un de ses frères dans mon sac d’arachide, et que je n’avais pas le droit d’ouvrir le colis parce que c’était le maïs qui était à l’intérieur », a-t-il déclaré. Dans une attitude calme et sereine, le présumé dealer a nié toute les accusations faites contre sa personne. Il a plutôt affirmé faire confiance aux autorités judiciaires.
« J’ai confiance aux autorités de mon pays et à la justice de mon pays pour prouver mon innocence dans cette affaire. C’est tout ce que je peux vous dire », a conclu Manuel Moutendi. En attendant les conclusions de l’enquête ouverte par les agents de la DGR pour définir l’étendue du réseau, Manuel Moutendi, devra séjourner dans les geôles des forces de l’ordre.
Une affaire qui vient une fois de plus soulever la question du trafic de stupéfiants. Un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur et devant lequel l’implication des forces de l’ordre reste de mise pour contrer son expansion.

