29 octobre 2026

Bitam : trois Camerounais au gnouf pour braquage à l’explosif

L’antenne provinciale de la Direction générale des recherches (DGR) du Woleu-Ntem, appuyée par la compagnie mobile et les brigades de gendarmerie de Bitam et Siat-Bitam, a réussi à démanteler un réseau criminel. Trois présumés braqueurs ont été traduits devant la justice et placés en détention préventive à la prison centrale d’Oyem, rapporte le quotidien l’Union.

Les investigations révèlent que l’affaire remonte au mois de septembre 2026. Quatre individus de nationalité camerounaise, tous employés sur le site industriel d’Olam-Batouri, ont minutieusement préparé le braquage d’un fourgon de transport de fonds de la succursale Sodec de Bitam. Ces sommes étaient destinées au paiement des salaires des travailleurs de la plantation.

Connaissant parfaitement les horaires et les itinéraires du véhicule, les malfaiteurs ont choisi d’embusquer le convoi entre les villages Atem et Edoum-Toulouse. Vingt-quatre heures avant l’attaque, ils ont mis en place un dispositif pyrotechnique redoutable : une charge d’explosifs industriels de type « super power », reliée à un détonateur électrique et à des câbles de mise à feu.

Le 6 septembre, aux alentours de 14 heures, le piège s’est refermé. Le véhicule double cabine de la Sodec, transportant sept agents de la banque sous la protection d’un gendarme, est arrivé à la hauteur du point de tir. Les braqueurs ont alors déclenché l’explosion à distance.

Si la déflagration a sérieusement endommagé le véhicule, le sang-froid des occupants a évité le pire. Sains et saufs malgré une frayeur légitime, le chauffeur et l’escorte ont réussi à poursuivre leur route, faisant avorter l’assaut et contraignant les assaillants à prendre la fuite à travers la forêt.

Face à la gravité des faits, le parquet d’Oyem a immédiatement saisi l’ensemble des unités de recherche. L’enquête conjointe, menée de main de maître par la DGR, la compagnie mobile ainsi que les brigades de gendarmerie de Bitam-centre et de Siat-Olam, a rapidement porté ses fruits.

L’interpellation des trois suspects, identifiés sous les prénoms de Mbie Desmond, Taki Colins et Bryan Samuel, a scellé le démantèlement de cette bande armée. Désormais écroués, les mis en cause attendent leur jugement pour tentative de vol à main armée avec usage d’explosifs, une infraction passible de très lourdes peines de prison.

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