Élections législatives : la candidature de Jean Rémy Yama retenue conformément à la loi

En prison depuis plus d’un an, le président de Dynamique unitaire va défendre les couleurs de l’Union nationale en étant derrière les barreaux.

Le Centre gabonais des élections (CGE) a rendu publique la liste des compatriotes devant prendre part aux élections législatives du 26 août prochain. Parmi eux, il y a la candidature de Jean Rémy Yama.

En détention préventive depuis le 2 mars 2022, le président de la confédération syndicale Dynamique unitaire va donc bel et bien défendre les couleurs de l’Union nationale au quatrième siège du département de Mulundu, dans la province de l’Ogooué-Lolo. Retenir la candidature d’un homme qui se trouve derrière les barreaux depuis plus d’un an étonne plus d’une personne.

Elle est pourtant « régulière et conforme à la loi ». Du moins pour l’instant.

Comme chacun le sait, le leader syndical est accusé d’abus de confiance dans une affaire foncière et immobilière cofinancée par l’État gabonais. Bien que certains de ses collègues et des membres de sa famille continuent de réfuter les motifs évoqués, Jean Rémy Yama a été arrêté puis placé en détention à la prison centrale de Libreville où il attend depuis lors son jugement.

Cependant, selon le Code pénal, «toute personne poursuivie est considérée comme innocente des faits qui lui sont reprochés tant qu’elle n’a pas été déclarée coupable par la juridiction compétente ». En l’espèce, le natif de Lastoursville jouit donc encore de ses droits civiques, selon des professionnels du droit.

Lesquels font également référence à la loi électorale. Celle-ci confère justement à chaque citoyen jouissant de ses droits de se présenter à une élection politique de son choix.

Cette histoire rappelle celle de Frédéric Massavala Maboumba. En effet, l’ancien soutien de Jean Ping a été élu conseiller départemental (indépendant) en 2018, alors qu’il séjournait à « Sans-famille ».

La question est de savoir ce qu’il en sera si le candidat de l’Union nationale était déclaré vainqueur du scrutin législatif dans le quatrième siège de Mulundu étant en prison. La loi a prévu, pour ce cas de figure, que le détenu provisoire recouvre la liberté, car jouissant de l’immunité parlementaire.

Aujourd’hui, tout porte à croire que le salut de Jean Rémy Yama passerait par une victoire aux législatives à venir. À son équipe de campagne de persuader les électeurs de voter pour lui.

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