Affaire Pascaline Mferri Bongo Ondimba : la défense dans un vent de panique ?

Hier, au premier jour du procès de la fille aînée d’Omar Bongo Ondimba devant le Tribunal judiciaire de Paris, ses avocats ont fait une étonnante demande dans le sens de son annulation. Ce qui a peu de chance d’aboutir.

Alors que son procès pour présomption de corruption passive d’agent public étranger s’est ouvert hier devant le Tribunal judiciaire de Paris, les avocats de Pascaline Mferri Bongo Ondimba semblent redouter une condamnation de leur cliente ? L’on est en droit de se poser cette question, au regard de leur curieuse demande faite devant cette juridiction.

Ils ont en effet sollicité l’annulation du procès. Estimant que « la Justice française n’est pas compétente pour juger cette affaire, que les faits seraient prescrits et que des preuves auraient été saisies illégalement », rapporte Radio France Internationale. C’était en présence de la première-née des enfants de feu Omar Bongo Ondimba, deuxième chef de l’Etat gabonais (1967-2009).

Sur ce dernier point, la défense évoque la découverte, au cabinet d’une avocate, de documents confidentiels sur la collaboration entre la mise en cause et la société française Egis Route. Des documents qui dissimuleraient les faits de corruption à l’origine de l’affaire.

Comme nous l’écrivions hier, Pascaline Mferri Bongo Ondimba est suspectée d’avoir aidé Egis Route à obtenir un marché public au Gabon. En récompense de ce « beau service », elle aurait touché une rétrocommission dépassant les 5 milliards de FCFA.

« Viol du secret professionnel », « transgression », « stratagème déloyal » : les avocats de la défense ont tenté de faire le lien entre les raisons des ennuis judiciaires de leur cliente et le nom qu’elle porte. D’où leur demande d’annulation de ce procès. Un procès historique, dans la mesure où c’est la première fois qu’un membre de l’ex-famille régnante au Gabon comparaît personnellement devant une juridiction.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette requête a peu de chance d’aboutir, au regard des éléments à charge dont dispose le Ministère public. Et ce n’est d’ailleurs étonnant de voir le procureur rejeter les points soulevés par les avocats de Pascaline Mferri Bongo Ondimba. « Il n’y avait aucune volonté d’acharnement contre elle ni aveuglement du parquet », selon le Ministère public qui a souligné « le risque qu’il y avait que certaines preuves soient détruites ou que les conseils de Pascaline Bongo bloquent toutes les procédures. Il fallait donc saisir les documents ».

A en croire la radio française, « sur toutes ces demandes d’annulation, la juge a déclaré qu’elle prendrait sa décision à la fin du procès ». En attendant, les audiences continuent donc et on va pouvoir aller au fond de cette affaire.

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