Le 16 Octobre 2020, Samuel Paty, un professeur de Lycée se faisait décapiter dans une attaque au couteau d’une extrême violence. A l’issue des enquêtes, quatre individus avaient été condamnés en première instance à des peines de 13 à 16 ans de réclusion criminelle. Une décision, qui, cinq ans après pourrait connaitre une nouvelle orientation, avec l’ouverture, ce lundi 26 janvier 2026, du procès en appel des accusés.
Ce procès en appel vient raviver encore la douleur, non seulement de la famille de Samuel Paty, mais aussi de nombreuses autres personnes ayant été touchées par l’assassinat atroce de l’enseignant d’histoire-géographie, aux abords du collège du Bois-d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, qui avait été abattu par la police juste après son crime.
Au cours du procès en première instance, ils étaient au total huit accusés à comparaitre devant la justice française, notamment sept hommes et une femme. Ils avaient été tous reconnus coupables et condamnés à des peines allant de 1 à 16 ans de prison. Quatre sont rejugés devant la cour d’assises d’appel spéciale de Paris jusqu’au 27 février. Certains des accusés avaient des liens directs avec l’assaillant, à l’instar de Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, tous amis d’Abdoullakh Anzorov, condamnés à 16 ans de réclusion pour complicité d’assassinat.
Aussi, figurent Brahim Chnina et le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui qui avaient écopé respectivement de 13 et 15 ans de réclusion pour association de malfaiteurs terroristes. Les quatre autres personnes qui n’ont pas fait appel étaient en contact avec Abdoullakh Anzorov sur les réseaux sociaux.
Pour rappel des faits, l’assassinat de Samuel Paty est le résultat « d’un mensonge » d’une élève de 13 ans, fille de Brahim Chnina, accusant le professeur d’avoir discriminé les élèves musulmans de sa classe lors d’un cours sur la liberté d’expression durant lequel il avait présenté une caricature de Mahomet. Sauf que, la jeune fille n’avait en réalité pas pris part au cours. Mais le mal avait déjà été fait, sa version avait été massivement relayée sur les réseaux sociaux par son père et Abdelhakim Sefrioui. C’est au sortir d’une cabale sur les réseaux sociaux que l’islamiste radical tchétchène, Abdoullakh Anzorov, va passer à l’acte en tuant l’enseignant.

