Les voyageurs coutumiers des vols directs vers la capitale de la République Centrafricaine, Bangui, via la compagnie aérienne Air France, devront désormais faire face à une nouvelle organisation de l’entreprise française spécialisée dans le transport aérien. Pour justifier sa décision, des questions de rentabilité sont mises en avant, notamment à cause des restrictions en matière de navigation au sein de certains espaces aériens.
Si Air France parle de rentabilité, derrière sa décision il y a bien plus. En effet, la compagnie fait face à une interdiction de survol de l’espace aérien nigérien, ce qui rend difficile pour ses appareils, d’assurer la liaison Paris-Bangui, en passant par le Niger et la capitale Tchadienne N’Djamena.
Pour répondre à cette situation, mais aussi maintenir la desserte vers Bangui, la compagnie française a misé sur d’autres voies alternatives, mais plus longues, et donc coûteuses. Au final, il a fallu se rendre à l’évidence.
Sur le plan opérationnel, la tâche est ardue, en plus du manque à gagner. La décision de suspendre les vols directs vers Bangui n’est pas sans conséquences. En République centrafricaine, c’est un coup dur pour les voyageurs, tant pour les nationaux que pour les étrangers, notamment les humanitaires et diplomates, qui font très souvent la ligne.
Il est à noter que cette suspension vient rebattre les cartes. Car, certaines compagnies pourraient se repositionner sur le marché, afin de répondre aux besoins des voyageurs.

