L’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2023, Albert Ondo Ossa, a qualifié mardi de « mesure préoccupante » la suspension des réseaux sociaux, lors d’une émission diffusée sur NCA TV.
Au cours de cet entretien télévisé, le Pr Albert Ondo Ossa a estimé que cette décision soulève des interrogations quant à sa conformité avec les principes de l’État de droit. Selon lui, toute restriction des libertés publiques, notamment en matière d’expression, doit s’inscrire dans un cadre légal strict et respecter les garanties prévues par les textes en vigueur.
L’ancien candidat a par ailleurs affirmé que les réseaux sociaux ne sauraient, à eux seuls, porter atteinte à la stabilité et à la cohésion sociale du pays. Il considère que leur suspension pourrait traduire une certaine appréhension des autorités face à l’ampleur des débats et aux prises de parole en ligne.
Abordant la question de la régulation, Albert Ondo Ossa a rappelé que, dans un régime démocratique, l’encadrement de la liberté d’expression sur les plateformes numériques relève, selon lui, de deux organes distincts : l’autorité judiciaire et la Haute Autorité de la Communication (HAC).
« Lorsqu’il y a violation de la loi, c’est généralement le pouvoir judiciaire qui est compétent pour en connaître. La HAC, quant à elle, est chargée de réguler le fonctionnement des organes de presse », a-t-il déclaré.
Ces propos interviennent dans un contexte où la question de la régulation de l’espace numérique continue d’alimenter le débat public, notamment sur l’équilibre entre sécurité, ordre public et respect des libertés fondamentales.

