Gabon/Analyse : le couvre-feu nous protège-t-il véritablement des délits commis la nuit ?

Dans la nuit du 17 au 18 novembre 2024, 11 compteurs d’eau ont été volés dans le quartier Derrière la prison, notamment près du Samu social. Une situation ayant alerté les habitants dudit quartier qui se sont soudainement retrouvés sans le liquide précieux dans leurs maisons.

Cette nuit-là, plus de 11 compteurs de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) ont été volés, causant ainsi de grosses difficultés aux habitants du quartier Derrière la prison. Qui est-ce qui pourrait être à l’origine de ce trafic ? C’est du moins la question soulevée par les habitants de ladite zone, qui ne comprennent pas comment est-ce possible, à l’heure où le couvre-feu bat son plein dans la capitale gabonaise ainsi qu’à l’intérieur du pays, que de tels actes soient posés.

En effet, le couvre-feu décrété par les plus hautes autorités de la Transition dans le but de protéger les populations du Grand Libreville et celles de l’arrière pays où se trouvent bien entendu les forces de l’ordre à chaque checkpoint, ne se prolonge pas malheureusement dans les bas quartiers où le banditisme est toujours grandissant. C’est dans ce contexte que les habitants de Derrière la prison ont été surpris à leur réveil de découvrir que de nombreux compteurs d’eau avaient disparu dans la nuit du 17 au 18 novembre dernier.

La conséquence étant, toutes les maisons alimentées se sont soudainement retrouvées sans eau . « Ces malfaiteurs profitent à partir du fait que les compteurs des maisons sont éloignés pour commettre plus facilement leur forfait, en l’absence d’une quelconque surveillance », rapporte un habitant dudit quartier. C’est dans ce sens précisément que les populations réagissent en se demandant si le présent couvre-feu, qui n’a que trop duré, selon elles, est nécessaire dans ces conditions-là .

Toutefois, les populations ne manquent pas de se demander si les compteurs volés peuvent-ils être revendus dans la mesure où ils sont à leur nom ? Ces bandits ne sont-ils pas, s’interrogent les victimes, en complicité avec des agents de la SEEG, pour réussir autant de démontages en des temps aussi records.

Il serait donc nécessaire que les autorités compétentes se penchent davantage sur ce phénomène qui ne cesse de gagner du terrain, à l’heure où la réforme constitutionnelle, via le vote de la Loi fondamentale, est désormais actée.

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