
Dans un contexte marqué par la délibération des résultats du Baccalauréat d’enseignement général et technique, session 2025; qui a concerné le week-end écoulé ceux du premier tour. Une annonce est venue encore plus augmenter le stress des apprenants, mais aussi des parents, qui devront modifier leurs plans en termes de perspective d’avenir académique pour les futurs étudiants. Le président de la République, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, a, au cours d’un échange avec la diaspora gabaonise aux États-Unis, annoncé la suspension prochaine des bourses d’études vers les pays occidentaux jugés coûteux pour l’État Gabonais, et ce dès 2026.
Devant les compatriotes gabonais basés aux États-Unis, Brice Clotaire Oligui Nguema a fait une annonce qui a engendré des grincements de dents depuis Libreville, la capitale gabonaise, mais surtout le pays entier. En effet, le numéro 1 gabonais, dans le cadre d’une volonté de réorientation de la politique nationale en matière d’attribution de bourses d’études, a fait savoir que son administration ne comptait plus soutenir les étudiants inscrits au sein des Universités qui coûteraient cher au pays. Il s’agit notamment de celles basées en France, au Canada ou encore aux États-Unis d’Amérique. Aussi, a-t-il indiqué, que la mesure sera immédiatement appliquée dès l’année prochaine.
Outre les raisons évoquées, le président Gabonais a également pointé du doigt la problématique de la « fuite des cerveaux ». Un véritable phénomène qui met à mal plusieurs États africains. Conséquence, plusieurs cadres sont formés par l’État, puis servent d’autres pays, au détriment de celui qui aura mis les moyens dans ladite formation :« Pour l’année 2026, il n’y aura pas de bourses pour les États-Unis, pour le Canada, parce que là-bas les études coûtent cher. Et ceux qui y vont ne reviennent jamais », a fustigé le Chef de l’État.
Dans le même temps, il a renouvelé son engagement, et celui de son gouvernement à privilégier les formations qui garantissent un retour au pays des diplômés. Pour se faire, certaines points ont été évoqués, en ce qui concerne les pays qui devront désormais accueillir les étudiants gabonais. Des partenaires qui pour certains le font déjà depuis des années, et semblent être moins coûteux :
« On préfère donner la bourse à des étudiants qui vont au Sénégal, Ghana, Maroc, parce qu’on sait qu’ils vont revenir », s’est-il exclamé. Une annonce qui vient redéfinir les projets de plusieurs parents et élèves engagés dans le Baccalauréat session 2025. Si la décision gouvernementale vsie à répondre à un besoin d’assainissement des finances publiques, mais aussi lutter contre la fuite des cerveaux. Des questions demeurent cependant. Après la formation, ses cadres auront-ils du travail sur le plan local ? Les font qui seront désormais engrangés ne pourraient-ils pas servir à améliorer les conditions d’apprentissage au sein des écoles et universités du pays ?