
Chaque 20 novembre, le Gabon célèbre la Journée mondiale pour la prévention des abus envers les enfants en commun avec la Journée des droits de l’enfant. Cette journée vise à sensibiliser sur l’ampleur des abus que subissent les enfants et à inciter une intervention urgente des autorités et des acteurs sociaux. Elle met en lumière la nécessité de développer des programmes de prévention, d’éducation et de dénonciation pour lutter efficacement contre ce fléau.
Pour Mélanie Mbadinga Matsanga, actrice engagée dans la protection de l’enfance, la situation est alarmante. Elle souligne que les abus sont une réalité quotidienne dans le pays. « Le phénomène des abus est bien présent dans notre pays et il épuise les enfants. Il n’y a pas longtemps, on a évoqué le cas de Port-Gentil, où un enfant de 9 ans a été abusé, jusqu’à lui ôter la vie », a-t-elle déclaré. Ce drame illustre la gravité des violences faites aux enfants, qui, si elles ne sont pas endiguées, laissent des séquelles irréversibles sur leurs victimes.
Les conséquences des abus sont profondes. Mélanie Mbadinga Matsanga rappelle qu’un enfant traumatisé risque de devenir un adulte incapable de contribuer positivement à la société. Elle plaide pour un changement radical des mentalités et des pratiques afin de garantir un avenir meilleur aux enfants gabonais. « Si les enfants sont traumatisés dès leur enfance, nous pouvons être sûrs qu’ils deviendront des adultes traumatisés et ne pourront pas être de bons citoyens », a-t-elle affirmé.
Face à cette situation préoccupante, le Gabon s’engage à ne pas rester silencieux. Conscient que la construction d’une nation passe par la santé mentale et physique de ses citoyens, le pays entend renforcer ses efforts en matière de protection de l’enfance. Le gouvernement prévoit le lancement d’une série d’actions ciblées dans les jours à venir pour intensifier la lutte contre les abus.
Ces initiatives devraient inclure des campagnes de sensibilisation dans les écoles, les foyers et les médias, ainsi que la formation d’agents dédiés à l’écoute et à la prise en charge des victimes. En somme, des mesures législatives plus strictes pourraient être envisagées pour punir sévèrement les auteurs de violences sur mineurs et dissuader ces actes ignobles.
Cette mobilisation accrue reflète l’engagement du Gabon à respecter et promouvoir les droits humains, en particulier ceux des enfants. En unissant les efforts des autorités, des ONG et des citoyens, le pays espère bâtir une société où chaque enfant pourra grandir en toute sécurité, protégé des abus et du traumatisme.