Depuis plusieurs semaines maintenant, le système éducatif gabonais est dans la tourmente, en raison du mouvement d’humeur des enseignants. En cause, des revendications liées aux conditions de travail qui ne cadrent plus avec les exigences contemporaines en matière de formation.
Aussi, plusieurs manquements ont été observés dans la régularisation des situations administratives de certains enseignants, qui pourtant, exercent au quotidien. Une situation de blocus qui a un impact direct sur le calendrier scolaire 2025-2026.
Pour « stopper l’hémorragie », la ministre en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, ainsi que les partenaires sociaux, ont initié un réaménagement du calendrier scolaire. Le membre du gouvernement est notamment revenu sur les contours du nouveau programme, lors d’une rencontre présidée le week-end écoulé.
Au cours de ces travaux de la Commission technique nationale, la ministre Camélia Ntoutoume Leclercq, et l’ensemble des parties prenantes, ont réfléchi sur les modalités d’application de ces nouvelles orientations, validées, il faut le rappeler, par l’Organisation des Nations-Unies pour l’Education, la science et la culture (UNESCO).
En somme, il s’agit de préserver le droit à l’éducation et à assurer de meilleures conditions du déroulement des enseignements, avec en ligne de mire, les examens d’Etat, précisément le Baccalauréat et le Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Deux examens qui nécessitent pour les apprenants des conditions de préparations optimales.
Si le nouveau calendrier a bel et bien été pris en compte par l’UNESCO, sur le plan local, la situation semble encore s’enliser. Au sortir de l’Assemblée générale du collectif SOS Education, tenue à travers le pays, « la base » a décidé du maintien du mouvement de grève. Ce qui pourrait encore plonger les parties dans un statuquo.

