Lancée il y a moins de 72 heures, la grève annoncée par les syndicats de l’éducation nationale s’étend peu à peu à travers le pays, comme un symbole d’unité et de détermination du corps enseignant, devant les maux qui minent le secteur éducatif gabonais depuis des décennies. N’étant pas en marge de la mobilisation, c’est à l’Ecole urbaine du centre de la capitale économique gabonaise, Port-Gentil, que la branche du Collectif SOS Éducation dans la province de l’Ogooué-Maritime s’est réunie.
La mobilisation du collectif est ici une démonstration de force, mais surtout un signal d’adhésion à la grève générale illimitée lancée au niveau national : « Le collectif SOS Éducation réaffirme sa décision de durcir la grève sans service minimum et reste en grève générale illimitée jusqu’à satisfaction totale des revendications », révèlent des sources autorisées. En première ligne comme victimes collatérales, les apprenants, dont certains préparent les examens de fin d’année : « Nous avons peur, ces perturbations peuvent jouer sur notre préparation pour les examens. On espère que la situation sera vite améliorée », témoigne un élève, visiblement attristé par la situation de ses enseignants.
Depuis le mois de décembre 2025, enseignants et tutelle peinent à trouver un accord, malgré la multiplication des rencontres, mais surtout des promesses. Ce mouvement à travers le pays est donc perçu comme un véritable bras de fer dicté désormais par le SENA, la Conasysed et le Synetechpro. Les points de blocages sont nombreux : la régularisation des situations administratives avec effets de solde immédiats ; le paiement intégral des rappels de salaire ; l’effectivité du paiement des différentes primes ; la mise en solde des enseignants bénévoles, y compris les 900 nouveaux enseignants des matières scientifiques, ainsi que l’affectation des enseignants sortant des grandes écoles et la nomination définitive des chefs d’établissements

