
Le Gabon a pris part, entre juin et août 2025, à l’opération internationale Serengeti 2.0, coordonnée par Interpol et soutenue par le Royaume-Uni. Cette vaste campagne contre la cybercriminalité a abouti à 1 209 arrestations dans 18 pays africains et à la récupération de près de 55 milliards de FCFA. Interpol est une organisation intergouvernementale qui facilite la coopération policière internationale entre ses 196 pays membres pour lutter contre la criminalité mondiale.
Si l’on ne note pas des saisies importantes à Libreville, comme dans d’autres villes à travers le globe, le Gabon a clairement affiché ses ambitions en matière de lutte contre la criminalité à l’échelle internationale. Ainsi, sa participation marque une volonté claire : durcir la lutte contre les escroqueries en ligne, les rançongiciels et les arnaques liées aux cryptomonnaies.
Au total, l’opération a permis de démanteler 11 400 infrastructures criminelles, d’identifier 88 000 victimes et de mettre un coup d’arrêt à plusieurs réseaux de fraude numérique. « Chaque opération coordonnée par Interpol approfondit la coopération et développe les compétences d’enquête des pays membres », a souligné Valdecy Urquiza, Secrétaire général adjoint d’Interpol.
Pour le Gabon, l’enjeu dépasse cette opération ponctuelle. Selon Directinfosgabon.com, la participation à Serengeti 2.0 s’inscrit dans une stratégie plus large : renforcer la cybersécurité nationale, adopter des lois spécifiques, former des enquêteurs spécialisés et améliorer les moyens techniques de ses forces de sécurité.
Aux côtés du Gabon, 17 autres pays ont pris part à l’opération, dont le Nigéria, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Rwanda, l’Afrique du Sud ou encore la RDC. Avec Serengeti 2.0, l’Afrique démontre que la lutte contre la cybercriminalité est désormais un combat collectif. Et le Gabon, en s’alignant sur ces standards internationaux, veut se positionner comme un acteur crédible de la sécurité numérique sur le continent.