Créées officiellement par décret n° 73 du 15 avril 1960, les Forces de police nationale constituent un corps paramilitaire qui assure, conjointement avec les Forces de Défense, la sauvegarde de l’ordre public (Article 24 de la loi n°004/98 du 20 Février 1998, portant organisation générale de la Défense Nationale et de la Sécurité Publique). Avec pour missions régaliennes définies à l’Article 4 de la loi n°019/2010 du 27 Février 2010, portant Statut Particulier des personnels des Forces de Police Nationale, elles restent l’un des premiers remparts devant toutes menaces pouvant impacter la nation. De fait, c’est en toute logique que chaque année, les questions de bilan, statistique et perspective reviennent lorsqu’il s’agit d’évaluer les actions des FPN.
Au Palais Rénovation du bord de mer, à l’occasion de la cérémonie solennelle de présentation des vœux au président de la République, chef du Gouvernement, chef suprême des Forces de Défense et de Sécurité, hier, mercredi 07 janvier 2026, le Commandant en chef des Forces de police nationale, le Général de Brigade Serge Hervé Ngoma, s’est soumis à l’exercice Républicain, tout en présentant le bilan de l’année achevée. Au nom des FPN dont il a la charge, le Cochef a placé l’action de ses hommes sous le signe d’un engagement rempli de discipline, efficience et de rigueur.
Les chiffres dévoilés au président de la République se sont inscrits dans une démarche pragmatique voulue par l’Officier Supérieur.
L’on apprend par exemple que les commissariats et unités judiciaires ont enregistré 11 239 plaintes, dont 4 851 ont abouti à des déferrements devant le parquet. Au total, 1 961 personnes ont été placées sous mandat de dépôt. La lutte contre le trafic des stupéfiants n’a pas été en reste.
De fait, l’Office central de lutte antidrogue (OCLAD) a, procédé à 895 interpellations et 892 déferrements, avec 670 placements sous mandat de dépôt. Les saisies ont atteint 975 kgs de produits stupéfiants, dont près de 973 kgs de cannabis. Des chiffres en hausse par rapport à 2024, peut-on apprendre. Côté trafic transfrontalier, on note l’interception d’une importante quantité de médicaments détournés ou contrefaits, soit plus de 76 000 comprimés, contre environ 61 000 l’année précédente. Un coup dur distillé aux réseaux mafieux, car ces produits étaient destinés à envahir nos rues.

