Le procès relatif au naufrage du ferry Esther Miracle reprend ce mercredi 1er avril au Tribunal de première instance de Libreville, pour une nouvelle phase d’audiences prévue sur sept jours, selon des sources judiciaires.
Plusieurs prévenus (personnes physiques et morales) sont appelés à comparaître dans cette affaire. Parmi eux figure la société Royal Coast Marine, ainsi que des responsables relevant des secteurs maritime et administratif. Ils sont poursuivis pour divers chefs d’accusation, notamment homicide involontaire, blessures involontaires, omission de porter secours, faux et usage de faux, ainsi que la mise en danger de la vie d’autrui.
Cette reprise des débats judiciaires intervient dans un contexte marqué par de nombreux renvois depuis l’ouverture du dossier. Elle doit permettre au tribunal d’examiner en profondeur les circonstances exactes du drame survenu le 9 mars 2023 au large de Libreville, et de situer les responsabilités des différentes parties impliquées.
L’audience s’annonce particulièrement attendue par les familles des victimes, les rescapés et l’opinion publique, toujours en quête de réponses près de trois ans après les faits. Le tribunal devra également statuer dans le respect des procédures, certains accusés étant placés en détention préventive, tandis que d’autres comparaîtront sous le régime de la liberté provisoire.
Pour mémoire, le naufrage de l’« Esther Miracle », qui assurait la liaison maritime entre Libreville et Port-Gentil avec près de 200 passagers à son bord, avait causé la mort d’une trentaine de personnes et laissé plusieurs disparus. Ce drame reste l’un des accidents maritimes les plus meurtriers enregistrés au Gabon.

