L’incompréhension et surtout la colère, voilà les deux sentiments dominant du côté du quartier Mamadou, situé dans le troisième arrondissement de la commune de Franceville, dans le chef-lieu de la province du Haut-Ogooué. Pour cause, quatre (4) présumés agresseurs d’un adolescent au nom de Caleb Sandjo ont été relaxés par la justice, alors même qu’ils avaient été clairement identifiés par leur victime, à la suite d’une violente attaque qui a failli coûter la vie au jeune homme. Une décision jugée incompréhensible, au regard de la gravité des faits reprochés.
Les images de blessures du jeunes Caleb Sandjo à elles seules témoignent de la violence et de l’acharnement dont ont fait montre les indélicats vis-à-vis du jeune homme. Une violence qui s’est soldée par une hospitalisation de la victime en soins intensifs au Centre Hospitalier Universitaire Amissa Bongo (CHUAB), où il était dans un coma pendant un mois.
Identifiés par le jeune Caleb, les agresseurs avaient tous reconnu les faits devant les enquêteurs. Des aveux qui avaient conduit à leur incarcération à la Prison centrale de Franceville (Yéné). Seulement, la décision rendue par le tribunal constitue un rebondissement inattendu dans l’affaire. Comment peut-on comprendre que les quatre agresseurs soient relaxés, alors qu’ils aient été identifiés par la victime, en plus de leurs aveux ?
Les parents du jeune homme peinent à comprendre le revirement de la situation :
« Notre fils a frôlé la mort. Il a passé un mois dans le coma après cette agression. Aujourd’hui, voir les personnes accusées de l’avoir presque tué circuler librement est une véritable douleur pour toute la famille ». Désormais c’est une inquiétude légitime qui habite ces derniers, mais aussi les habitants du quartier Mamadou.
Les autorités compétentes sont appelées à faire la lumière dans cette affaire. Pour l’heure, Caleb Sandjo poursuit ses soins afin de retrouver ses facultés physiques.

