L’incompréhension et la consternation sont les sentiments qui dominent actuellement la ville de Lébamba et ses habitants. Le chef-lieu du département de la Louetsi-Wano, situé dans la province de la Ngounié vient d’enregistrer un acte des plus sordides. Des centaines de poissons issus de la station piscicole mise en place par le général de division à la retraite Flavien Nzengui Nzoundou ont été retrouvés morts, à la suite d’un présumé empoisonnement.
Selon des informations relayées par des sources locales, cet incident serait le résultat d’un acte de sabotage visant ce projet aquacole qui suscitait pourtant un fort engouement au sein des populations. La récente commercialisation réussie de tilapias et de silures avait en effet renforcé l’adhésion des habitants, tout en attirant l’attention des autorités publiques, intéressées par un éventuel accompagnement de l’initiative. Une attention particulière qui témoigne de l’importance du projet, à l’heure où le pays veut atteindre l’autosuffisance alimentaire.
Quelques jours avant le drame, le ministre de la Pêche et de l’Élevage, Aimé Martial Massamba, accompagné d’une délégation, s’était rendu sur le site. La visite avait permis de constater la qualité des installations et le potentiel du projet, laissant entrevoir des perspectives encourageantes pour le développement local.
Mais cet élan a été brutalement interrompu. Peu après le départ de la délégation, des individus non identifiés auraient introduit des substances toxiques dans les bassins, entraînant la mort de l’ensemble des poissons. Un acte qualifié de criminel par plusieurs observateurs, portant atteinte aux efforts consentis pour dynamiser l’économie locale. Est-ce là une volonté d’empêcher au promoteur du projet de profiter pleinement de son investissement ?
Dans la région, certaines voix évoquent des tensions politiques comme source de ce sabotage. Le succès et l’influence croissante du promoteur pourraient, selon ces hypothèses, déranger certains acteurs locaux. Toutefois, cela reste des assertions non confirmées officiellement, bien qu’elles alimentent néanmoins un climat de suspicion au sein des habitants de Lébamba.

