‎‎‎Mondial 2026 : le Gabon sera bel et bien au rendez-vous !‎

Après des décennies de discrétion sur la scène internationale, mais très engagé sur le continent, l’arbitrage gabonais s’apprête à écrire une page inédite de son histoire. La Coupe du monde 2026, organisée du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique, verra pour la première fois un trio gabonais officier à ce niveau de compétition.

‎Sélectionnés à l’issue d’un rigoureux processus de trois ans piloté par la FIFA, Ghislain Pierre Atcho, arbitre central, accompagné de ses assistants Boris Marlaise Ditsoga et Amos Abeigne, ont validé leur billet lors du dernier stage de préparation tenu à Doha, au Qatar. Une étape décisive qui leur a permis d’intégrer le cercle très fermé du programme « Team One », regroupant les meilleurs officiels appelés à diriger les rencontres du Mondial.

‎Au-delà de la performance individuelle, cette qualification marque un tournant pour le football gabonais. Elle met en lumière une filière arbitrale en pleine progression, capable désormais de rivaliser avec les grandes nations du continent. Atcho figure ainsi parmi les sept arbitres africains retenus, aux côtés de références continentales, dans un groupe restreint de 52 arbitres centraux appelés à officier lors du tournoi.

‎Dans la catégorie des arbitres assistants, le duo Ditsoga-Abeigne s’inscrit également dans cette dynamique d’excellence. Leur présence permet au Gabon de rivaliser numériquement avec des nations comme l’Algérie, tandis que seule l’Égypte fait mieux à l’échelle africaine.

‎Cette percée intervient dans un contexte de recomposition des équilibres au sein du football africain. Alors que certaines régions, notamment l’Afrique de l’Ouest, brillent par leur absence, la zone de l’Afrique centrale (UNIFFAC) confirme sa montée en puissance. Une progression amorcée dès 2018, lors du tournoi U17 de Yaoundé, où Atcho et Ditsoga avaient commencé à se faire remarquer sur la scène internationale.

‎Pour ces trois officiels, l’enjeu dépasse désormais la simple participation. Il s’agit aussi de s’inscrire dans la continuité, voire de dépasser l’héritage laissé par leurs prédécesseurs, notamment Jean-Fidèle Diramba, unique représentant gabonais lors du Mondial 1990, en tant qu’assistant.

‎Avec 104 matchs au programme et en l’absence de la sélection nationale, l’arbitrage devient ainsi le principal vecteur de visibilité du Gabon sur la scène mondiale. Une responsabilité que le trio entend assumer pleinement, avec l’ambition de porter haut les couleurs vert-jaune-bleu et d’inscrire durablement le pays dans la cartographie de l’arbitrage international.

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