La peur retombe peu à peu à Ndangui, dans la province de l’Ogooué-Lolo, après plusieurs jours marqués par un drame qui a profondément bouleversé les habitants. Une panthère, responsable de la mort du chef du village Ndambi, a été abattue dans la nuit du 22 au 23 mars 2026 par les autorités locales.
La victime, Patrick Pingani, une cinquantaine d’années et père de cinq enfants, avait quitté son village le 18 mars pour rendre visite à des proches dans une localité voisine. Sur le chemin du retour, alors qu’il marchait seul à environ un kilomètre , il a été attaqué par le félin à la tombée de la nuit. L’attaque ne lui a laissé aucune chance.
Inquiète de son absence, sa famille a entamé des recherches dès le lendemain. C’est au cours de ces fouilles que les restes du chef de village ont été retrouvés, confirmant la violence de l’attaque et plongeant la communauté dans l’émoi.
Face à la gravité de la situation, une opération de traque a été organisée. Elle s’est soldée par l’abattage de l’animal dans la nuit du 22 au 23 mars, mettant fin à plusieurs jours de psychose dans la zone. Selon les autorités, la dépouille de la panthère a été incinérée afin d’éviter toute exploitation illégale de ses restes.
Ce drame relance la question de la cohabitation entre les populations et la faune sauvage dans cette partie du sud-est du Gabon. Bien que protégées, les panthères sont régulièrement signalées dans la région. Récemment encore, un fauve avait été aperçu dans un quartier de Koula-Moutou, alimentant les inquiétudes.
Les autorités appellent désormais à la vigilance et à la mise en place de mesures préventives pour limiter les risques d’attaques et sécuriser les populations vivant à proximité des zones forestières.

