10 février 2026

Port-Gentil : 507 agents fantômes identifiés au sein de la Mairie

Au moment où plusieurs gabonais sont à la quête d’un emploi stable, pouvant permettre de répondre efficacement aux besoins familiaux, ces derniers sont souvent confrontés à plusieurs obstacles. Parmi ces obstacles, il y en a un qui souvent est brandi par les décideurs, celui de la saturation de la Fonction publique. Une situation décriée, qui malheureusement semble contaminer tout l’appareil étatique, telle une épidémie.

L’un des facteurs qui explique cette saturation est celui du manque d’actualisation du fichier des fonctionnaires, favorisant ainsi l’opacité dans les recrutements et le manque de traçabilité. Ce phénomène a encore rappelé, ces derniers jours, combien de fois il était solidement implanté dans nos administrations. A la mairie de Port-Gentil, la capitale provinciale de l’Ogooué-Maritime, ils sont au total 507 agents municipaux qui perçoivent des salaires, sans disposer de dossier administratif, d’acte de recrutement ou encore de statut.

L’audit diligenté par le nouvel édile de la ville de Port-Gentil, Pascal Houangni Ambouroue, aura eu raison des magouilles au sein de la Mairie centrale. De fait, sur un effectif dont les estimations portent à plus de mille agents, plus de la moitié serait des agents fantômes. En effet, ces derniers n’existeraient pas sur le plan administratif, bien que percevant chaque mois des salaires issus des deniers publics.

Ce détournement, visiblement bien orchestré, se faisait dans la quiétude la plus totale.
Pour les experts, il s’agit simplement du résultat d’une situation de laxisme, combinée aux failles organisationnelles entretenues depuis des années, des recrutements opaques, mais surtout la promotion de la culture d’omerta. Autre fait inquiétant, la machination a également consisté à « inventer » une grille salariale qui soit des plus abusive, avec des rémunérations frauduleusement augmentées.

Des actes qui non seulement détruisent les finances de la municipalité, mais aussi sont à l’origines des blocages dans les recrutements. Avec près de 90 % de son budget dédié à la masse salariale, la Mairie de la ville du sable peine à répondre efficacement à ses missions.
Il faut noter que ces 507 agents sont attendus devant la Commission administrative paritaire afin d’apporter de réponses par rapport à cette situation.

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