Présidentielle 2025/Fonds de campagne : les candidats appelés à la transparence financière

Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité a été le théâtre ce jour, vendredi 04 avril 2025, d’une importante réunion consacrée au régime applicable aux comptes de campagne électorale, en perspective de l’élection présidentielle du 12 avril prochain. Présidée par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, par ailleurs président de la Commission Nationale d’Organisation et de Coordination des Élections et du Référendum (CNOCER), la séance a vu la participation de plusieurs responsables qui prennent part activement à ce processus électoral.

Au côté du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hermann Immongault, se tenait également le premier président de la Cour des Comptes, le procureur général près ladite Cour, le président de Chambre, le président de l’Autorité de Contrôle des Élections et du Référendum (ACER), ainsi que les membres des bureaux de la CNOCER et de l’ACER. Outre ces acteurs précités, y prenaient part également à ce conclave, les mandataires financiers désignés par les candidats à l’élection présidentielle.

Objectif : favoriser un climat de transparence tout au long du processus électoral, grâce aux actions participatives de chaque acteur engagé dans ce challenge important pour le Gabon. Notons que la rencontre a été rendue possible grâce aux nouvelles dispositions du Code électoral gabonais. Des réformes qui favorisent ce type de rencontre entre les instances qui doivent veiller à la bonne tenue du scrutin, et les acteurs engagés dans la course. Ainsi, l’objectif a été décliné selon le triptyque ci-dessous :

  • Clarifier les obligations légales pesant sur les candidats et leurs mandataires en matière de gestion financière ;
  • Permettre une appropriation des procédures de dépôt et de justification des comptes de campagne auprès de la Cour des Comptes ;
  • Favoriser une meilleure compréhension des principes de traçabilité, d’intégrité et d’égalité, désormais au cœur du dispositif électoral.

Par ailleurs, au cours de cette séance de travail, les représentants de la Cour des Comptes ont fait un exposé approfondi autour de cette institution, axé autour de certains éléments importants à l’instar des attributions de la Cour des Comptes en matière de contrôle et de certification des comptes de campagne électorale ; le processus d’élaboration des comptes, depuis la désignation du mandataire financier jusqu’à la clôture des opérations et à la reddition des comptes ; le cadre juridique du financement, notamment l’interdiction stricte des apports émanant de personnes morales ; la limitation des dépenses électorales, fondement de l’égalité entre candidats et, enfin, les conséquences juridiques attachées aux manquements, parmi lesquelles l’invalidation du scrutin ou l’engagement de responsabilités pénales et financières.

Les travaux ont pris fin dans un climat de satisfaction global, avec le sentiment pour certains d’avoir passé un moment privilégié, dans un esprit pédagogique, à la découverte d’un nouveau mode de fonctionnement dans le dispositif électoral gabonais. Les mandataires n’ont pas manqué de partager leurs préoccupations, à travers une séance de questions-réponses, dans le but de mieux cerner les enjeux en matière de bonne pratique dans la gestion des fonds de campagne. Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité a salué l’engagement de chaque partie, tout en rappelant à chacun la nécessité de préserver un climat apaisé tout au long de cette période.

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