
En proie à un conflit armé avec le groupe rebelle du M23, notamment au Nord-Kivu et Sud-Kivu, les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) luttent chaque jour pour ramener la quiétude dans le pays. Seulement, outre le fait d’être face à cet ennemi, il faut également tenir compte des soutiens importants dont bénéficie ce mouvement, notamment celui de certaines personnalités. C’est justement ce qui est reproché à l’ex-président Congolais, Joseph Kabila, qui risque la peine de mort.
Accusé d’être le chef d’orchestre du M23, l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, a été jugé par contumace, pour son rôle présumé au côté du mouvement qui depuis quelques années sème terreur et désolation dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu. Le procès de Kabila se déroule devant la Haute Cour militaire de Kinshasa, qui avait ouvert les travaux le 25 juillet 2025. Le 22 août dernier, le lieutenant-général Jean-René Likulia Bakulia, l’auditeur général des FARDC, a présenté son réquisitoire. Au sortir de celui-ci, ce dernier a demandé la peine de mort contre Joseph Kabila.
Les accusations portées contre l’ex-président congolais sont lourdes. Arrivé au pouvoir en 2001, les accusations contre Joseph Kabila ont débuté en 2019. Il lui est notamment suspecté d’avoir un rapprochement avec les rebelles du M23. Une éventuelle collision qui a poussé l’auditeur général à lui reproché directement des faits graves. Il s’agit entre autres de trahison, participation à un mouvement insurrectionnel, crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, homicide intentionnel par balles, viol, torture, déportation et occupation par la force de la ville de Goma. Il a ordonné l’arrestation immédiate de l’ancien président congolais.
Des charges lourdes contre Joseph Kabila, considéré comme étant le chef même du mouvement rebelle :
« C’est lui le boss de l’AFC/M23 », a martelé, à plusieurs reprises, Jean-Réné Likulia Bakulia, devant la cour, comme l’a rappelé Jeune Afrique. Par ailleurs, au cours de l’audience, les avocats de la RDC sont allés jusqu’à contester l’identité et la nationalité de Joseph Kabila.
« Il mérite d’être jugé comme un espion. C’est un Rwandais adopté sociologiquement et non légalement par Laurent-Désiré Kabila. On a créé sa mère. Celui que vous jugez, monsieur le président de la Haute Cour, c’est le vrai Hippolyte Kanambe mais par son pseudonyme de Joseph Kabila Kabange », avait déclaré, dans sa plaidoirie du 21 août, Me Richard Bondo,
coordonnateur des avocats de la République constitués partie civile.