Le 02 avril 2026 est une date qui arrive à grands pas, ce qui commence peu à peu à faire monter la pression du côté de certains responsables religieux. La raison, il s’agira de la période limite fixée par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, pour l’identification des lieux de culte, afin de voir ces derniers être exonérés de la Taxe forfaitaire d’habitation (TFH). Le département ministériel dirigé par Adrien Nguema Mba a rappelé que cette mesure liée à l’identification préalable est obligatoire. Cela y va également d’une volonté de faciliter la traçabilité des lieux de culte, en les régularisant, un secteur dont le développement se fait de manière exponentielle.
A compter du 02 avril prochain, les confessions religieuses n’ayant pas répondu présentes à l’obligation d’identification se verront exclues de la disposition d’exonération de la Taxe forfaitaire d’habitation (TFH). Cela s’inscrit dans le respect d’un cadre légal et réglementaire, marquant l’expansion de la décision prise en début d’année, soit le 13 février dernier, en application de l’article 377 de la Loi de finances 2026.
Si certains espèrent ne pas payer la taxe, il faut de même remplir des préalables. Ainsi, pour prétendre à une exonération de la TFH, les leaders religieux de toutes les confessions sont invités à se déclarer. Cela passe par une identification auprès des services compétents, et ce, à travers le pays. Pour ce qui est de la capitale gabonaise Libreville, l’opération est conduite par la Direction générale des Élections et des Libertés publiques (DGELP).
Par ailleurs, à l’intérieur du pays, elle est assurée par les gouvernorats, préfectures et sous-préfectures. Aussi, la documentation relative à cette opération comprend : une copie du récépissé définitif de l’association cultuelle ou assimilée et une quittance d’électricité établie au nom de ladite entité. Enfin, les autorités indiquent que la démarche s’inscrit dans un cadre d’urgence absolue, afin de ne pas se retrouver exclu de la disposition.

