28 janvier 2026

‎Religion/Harcèlement : les fidèles en danger dans les lieux de culte ?‎‎

Longtemps considérés comme endroits de refuge et de réconfort pour plusieurs fidèles en quête d’harmonie spirituelle, les lieux de culte ont toujours joué un rôle dans l’évolution de nos sociétés, tant par le passé que dans notre ère contemporaine. Une place qui, au fil des années, a suscité des interrogations, quant au rôle même que jouent, ou devraient jouer ces espaces, dans le processus de développement de nos États. Pour répondre à cette question, il est nécessaire de jeter un regard sur les actions menées par les hommes qui incarnent ledit rôle. Une approche importante, qui ouvre la voie à un constat de plus en plus inquiétant.

‎Malheureusement, l’on assiste de plus en plus à des faits qui semblent désormais indiquer que le réconfort recherché par certains au sein des différents lieux de culte ne s’y trouve pas, ou du moins plus, selon la réalité à laquelle chacun est confronté lorsqu’il décide de s’y aventurer. Dernier fait en date qui remet la question à l’ordre du jour, une publication sur les réseaux sociaux devenue virale, ou l’on peut lire un échange par message installé, notamment via whatsapp, d’un supposé homme d’église avec des  » fidèles ».

‎De ces discussions, il en ressort clairement que l’attitude de l’homme, prétendu père spirituel, navigue entre harcèlement sexuel et manipulation émotionnelle. De fait, l’individu présenté comme un leader spirituel est reproché d’avoir commis des présumés attouchements sexuels sur certaines de ses fidèles, en l’occurrence mineures. Des actes qui, vraisemblablement, sont connus de sa communauté, mais entretenus par d’autres leaders et collaborateurs de l’intéressé.

‎Aussi, celui que d’aucuns appellent  » Daddy », formulait des demandes amoureuses à plusieurs de  » ses filles », en même temps, témoignant ainsi de la volonté de l’homme à semer le trouble, à l’image des paroles contenues dans le livre de jean 10 verset 10 : « le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire…). Une approche qui semble prendre tout son sens, au regard de la gravité des actes présentés. 

‎Si l’idée de la remise en question du rôle de ces instances fait l’unanimité, une autre question, trouve l’assentiment de plusieurs personnes, celle d’un encadrement strict des conditions d’ouverture des lieux de culte en République gabonaise. Un appel qui sonne comme un cri d’alarme pour sauver ce qu’il en reste encore de nos mœurs. Rappelons que, la constitution gabonaise garantit la libre pratique de la religion, sous réserve du respect de l’ordre public.

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