27 février 2026

‎‎Suspension des réseaux sociaux : Oligui Nguema assume une décision politique‎

Au cours du Conseil des Ministres qui s’est tenu hier, au Palais Rénovation du bord de mer, un sujet a particulièrement retenu l’attention, celui de la suspension des réseaux sociaux sur toute l’étendue du territoire national. Si jusqu’à présent, d’aucuns se forçaient à dissocier cette décision du numéro 1 gabonais, le président de la République, Chef du Gouvernement, a lui-même clarifié la situation. Il affirme que cette décision relève bien du gouvernement et qu’elle a été prise sous son autorité. Une position qui vient désavouer certains responsables et autres autorités du pays.


‎Depuis l’annonce de la mesure, le 17 février, plusieurs responsables avaient laissé entendre que la décision venait uniquement de la Haute Autorité de la Communication (HAC), présentée comme une institution indépendante. Mais le communiqué final du Conseil des ministres est clair : le gouvernement a pris cette décision sous l’autorité du chef de l’État. Il s’agit donc d’un choix politique assumé au plus haut niveau.

‎Dans les jours qui ont suivi la suspension, certains responsables ont expliqué que la HAC était responsable de la mesure. Pourtant, en précisant que la décision a été prise « sous son autorité », le président met fin aux ambiguïtés. Il montre ainsi que l’exécutif assume pleinement cette décision. Il ne s’agit pas, selon lui, d’une simple mesure technique, mais d’un choix gouvernemental face à une situation jugée préoccupante.

‎Le président affirme que cette suspension n’a pas pour but de restreindre les libertés. Elle serait plutôt un « acte de souveraineté et de responsabilité » destiné à protéger l’ordre public, la cohésion nationale et les institutions de la République. Aussi, Oligui Nguema évoque des campagnes de diffamation et des tentatives de déstabilisation pour justifier cette décision. La mesure est donc présentée comme une réponse ferme face à des menaces considérées comme graves.

‎Le communiqué souligne également que cette décision ne fait pas l’objet de discussions. Le chef de l’État parle d’un « signal d’autorité ». Cela signifie que la mesure s’impose à tous, y compris au sein du gouvernement. Si le débat semble donc absent au sein de l’exécutif, au sein de l’opinion, la position du président Oligui Nguema vient donner du grain à moudre, car le débat repart de plus belle. Jusqu’à présent, les motifs évoqués par les autorités paraissent aux yeux de la population, des allégations utilisées pour justifier la décision qui ne fait clairement pas l’unanimité.

Read Previous

‎Port-Gentil : un réseau de vente illicite de timbres municipaux découvert à la Mairie Centrale‎

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *