Système LMD : l’heure de la réforme

À partir du 18 mars prochain, et ce jusqu’au 20 du même mois, les acteurs concernés se retrouveront pour un état des lieux de ce système d’enseignement depuis son implémentation au Gabon en 2007.

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique organise, du 18 au 20 mars courant, les assises du LMD (Licence-Master-Doctorat) au Gabon. Trois jours durant, les acteurs concernés vont décortiquer ce système implémenté en 2007. En somme, il s’agira en fait d’en dresser le bilan exhaustif.

Comme chacun le sait, le système LMD est un cadre d’organisation des études supérieures visant à faciliter la reconnaissance des qualifications universitaires, de développer la mobilité nationale et internationale des étudiants, et de favoriser l’insertion professionnelle des diplômés. « Depuis l’arrimage du Gabon au système LMD, force est de constater que son implémentation reste à géométrie variable et parfois sans innovation. A ce titre, il devient essentiel d’évaluer l’efficacité et l’impact de ce système pour identifier les forces et faiblesses, afin d’entrevoir les lignes d’amélioration et garantir une formation de qualité aux apprenants », justifie le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Hervé Ndoume Essingone.

L’objectif général de ces assises est donc de dresser un état des lieux du système LMD dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique publics et privés de notre pays.

Plus spécifiquement, il s’agira, entre autres, d’élaborer un nouveau cadre juridique du LMD au Gabon ; de concevoir une nouvelle gouvernance des programmes ; de proposer une gestion efficiente des bourses des étudiants ; de définir une gestion efficiente des œuvres sociales des étudiants ; et de déterminer le mode d’évaluation des enseignements.

La rencontre aura lieu à l’Institut national des sciences de gestion (INSG). Selon le patron du département ministériel précité, « les travaux des assises se tiendront en plénière et en ateliers sous forme de communications, d’échanges et de discussions autour des thématiques proposées ».

À la fin des travaux, on devrait s’attendre à un rapport final avec des conclusions et des recommandations portant sur des points bien précis, notamment des offres de formations conformes aux besoins du monde socio-professionnel; une organisation harmonisée des écoles doctorales et un nouveau modèle de gouvernance financière des établissements.

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