Après plusieurs mois de discrétion, l’ancien président de l’Assemblée nationale et leader du parti Les Démocrates (LD), Guy Nzouba Ndama, a pris la parole le week-end écoulé à l’occasion d’une sortie médiatique auprès d’un confrère dont le contenu de l’échange a été relayé par le quotidien L’union. Au cours de l’entrevue, l’homme a expliqué les raisons de son retrait apparent de la scène politique.
Selon lui, ce silence est un choix assumé. « Le silence en politique n’est pas toujours un vide, il peut être une méthode », affirme-t-il, précisant avoir refusé de « s’inscrire dans l’agitation permanente » depuis les dernières élections législatives et municipales.
Interrogé sur son absence lors des récentes concertations politiques, l’homme politique évoque « un choix de cohérence », rappelant au passage qu’un président élu avec plus de 94 % des suffrages bénéficie, selon lui, d’un véritable plébiscite.
Concernant ses relations avec Alain-Claude Bilie-By-Nze, Guy Nzouba Ndama balaie toute idée de conflit. Il assure entretenir avec lui des échanges réguliers et indique lui prodiguer parfois des conseils. Face aux rumeurs l’impliquant dans l’arrestation supposée de ce dernier, il dément fermement : « C’est Bilie-By-Nze qui prend l’initiative du contact », soulignant qu’un rendez-vous « se fixe à deux ».
Par ailleurs, il exprime son inquiétude face à « un climat où la frontière entre le judiciaire et le politique devient parfois floue ». Réagissant aux accusations de proximité avec le pouvoir, il tranche : « Je ne serai jamais l’indicateur de qui que ce soit ».
Enfin, Guy Nzouba Ndama justifie sa réserve par la nécessité de choisir des moments de parole « utiles et porteurs de sens ». Il indique vouloir désormais se concentrer sur la consolidation de son parti, en mettant en avant trois priorités : privilégier les faits, renforcer la crédibilité des institutions à travers le respect des procédures, et rester constant dans ses principes malgré un contexte marqué par l’émotion et la suspicion.

