Ce jour, six (6) hommes ont été reconnus coupables devant la justice nigériane, pour tentative de coup d’État contre le président Bola Tinubu. L’affaire remonte en 2025 lorsqu’une opération avait été déjouée par les autorités, sans pour autant officiellement confirmer, dans un premier temps, la tentative de renversement.
Le profit des six (6) hommes en dit long sur le niveau d’implication de quelques hauts responsables de l’appareil sécuritaire nigérian, dans une tentative de coup d’État que les autorités du pays n’ont pas souhaité rendre publique au départ. Parmi ces personnes mis aux arrêts ce jour, il y a notamment un général de division à la retraite. Il est reproché à ce dernier et à ces compères, d’avoir « conspiré entre eux pour déclarer la guerre à l’État afin d’intimider le président de la République fédérale », a indiqué le parquet.
Nous étions en Octobre 2025, lorsque l’armée nigériane avait annoncé que seize (16) de ses officiers avaient été interpellés, dans une affaire qui relevait encore de « problèmes d’indiscipline ». Seulement, certaines sources internes avaient déjà laissé fuiter la nouvelle. Les hommes avaient bel et bien été arrêtés, mais pour des accusations de Coup d’État. C’est quasiment trois (3) mois après que les autorités vont admettre la tentative, tout en faisant savoir qu’elles allaient poursuivre plusieurs officiers de l’armée, de leur implication dans la préparation de cette opération qui avait pour but de renverser le président Bola Tinubu.
Pour l’heure, si les accusés sont poursuivis par le tribunal civil, nous ne savons pas encore si cela se poursuivra également devant un tribunal militaire, c’est compte tenu du profil des mis en cause. Il s’agit donc du général de division à la retraite Mohammed Ibrahim Gana, le capitaine à la retraite Erasmus Ochegobia Victor, l’inspecteur Ahmed Ibrahim, Zekeri Umoru, Bukar Kashim Goni et Abdulkadir Sani.
Il est aussi reproché à certains d’entre eux d’avoir eu connaissance du fait que le colonel Mohammed Alhassan Ma’aji, identifié comme la tête pensante de cette tentative de coup d’État et d’autres, avaient l’intention de commettre un acte de trahison », sans en avoir averti les autorités. En outre, ils sont accusés de « conspiration en bande organisée, dans le but de commettre un acte terrorisme ». Ils auraient ainsi « sciemment » apporté un « soutien » au colonel Ma’aji « et à d’autres.

